Archives mensuelles : octobre 2012

Paris-Brest, un peu comme Michalak

Les Michalak, je les aime comme toute les groupies parce qu'ils sont beaux, mais pas que. L'un s'appelle Frédéric, sprinteur de rugby en équipe de France et Dieu du Stade à ses heures perdues. L'autre c'est Christophe, champion du monde de pâtisserie et auteur de « Les desserts qui me font craquer ». Il n'y a aucun rapport familial entre ces deux personnes m'a assuré Christophe en me dédicaçant son livre.

J'ai voulu réalisé le fameux Paris-Brest XXL de Christophe Michalak, que l'on trouve au Plaza Athénée. A priori, ce dessert en ferait craquer plus d'un, d'après lui. D'ailleurs, c'est même écrit sur le livre Mais, lui il est champion du monde pâtisserie alors que moi, le seul siphon que j'ai dévissé de ma vie c'est celui de mon lavabo.

Le Paris-Brest XXL de Christophe Michalak

Le Paris-Brest XXL de Christophe Michalak

Donc j'ai préparé ma première pâte à choux. J'avoue que ce fût une hécatombe à la poche à douille, que j'ai dû téléphoner à ma copine Véwo pour qu'elle vérifie la recette de Chrichri dans l'Encyclopédie du chocolat, que le chou est monté, est tombé, est remonté et est retombé et que j'ai failli en pleurer au bout de 40 min de cuisson.

Les amis qui ont tenté de me réconforter pendant les 3 heures de bataille m'ont dit :

« Je faisais des choux quand j'avais 7 ans. »
« Tu ne vas pas pleurer pour un truc si bête ? »
« Je vais aller chercher une tarte aux framboises chez Picard. »

Pâte à choux

Pâte à choux

Paris-Brest XXL pour 4 à 5 parts, une adaptation de la recette de Christophe Michalak

Pâte à choux :
- 125 g d'eau
- 125 g de lait
- 5 g de sucre
- 5 g de sel
- 115 g de beurre
- 140 g de farine
- 250 g d'oeuf

Faire bouillir le lait, l'eau, le sucre, le sel et le beurre. Ajouter en une seule fois la farine tamisé, incorporé avec une spatule puis faire sécher la pâte sur le feu. Retirer du feu et ajouter les œufs un par un.

Remplir une poche à douille et faire un grand S sur une plaque avec 500 g de pâte à choux. Faire des petits choux avec le reste.

Faire chauffer le four à 240°C, enfourner puis éteindre et attendre 25 min. Remettre à chauffer le four à 170°C pendant 15 à 30 min. Au bout de ce temps, le chou n'était pas bien sec. Je lai alors ouvert en 2 et repassé au grill 10 min.

Sinon, si j'avais eu Internet, j'aurais tout simplement enfourné 20 min à 200°C, et je n'aurais pas pleuré devant la porte du four. Il y a une démonstration en vidéo sur Marmiton.org

Crème mousseline praliné :
- 300 g de crème pâtissière vanillée : 200 g de lait, 1 gousse de vanille, 3 jaunes d'oeuf, 20 g de sucre, 16 g de fécule de maïs, 20 g de beurre.
- 40 g de pâte de noisettes ou 40 g de noisettes
- 100 g de beurre

Réaliser la crème pâtissière : faire chauffer le lait avec la gousse de vanille grattée. Mélanger les jaunes d'oeuf avec le sucre et la fécule jusqu'à ce que le mélange blanchisse. Ajouter le lait, puis remettre à chauffer à la casserole toujours en remuant. Dès que la consistance s'épaissit, sortir du feu et ajouter le beurre. Filmer au contact et mettre à refroidir.

Faire griller les noisettes au four. Lorsque la peau craquelle et que la chair blondit, les sortir du four et les frotter pour faire tomber la peau. Mixer très finement jusqu'à obtenir de la pâte de noisettes.

Battre au fouet électrique la crème pâtissière, ajouter la pâte de noisette, puis le beurre et continuer à battre pour alléger la crème au maximum.


Paris-Brest, un peu comme Michalak

Montage :
- 100 g de pépite de praliné noisette-amande. On peut la faire soit-même ou bien elle existe chez Vahiné.
- du sucre glace (permet aussi de cacher la misère)

Couper le chou en 2 dans l'épaisseur. Saupoudrer de praliné, puis garnir de crème mousseline « en formant des rosaces qui se chevauchent » ou comme vous pourrez avec la poche à douille.

Saupoudrer à nouveau de praliné. Fermer le chou et poudrer de sucre glace à l'aide d'un petit chinois (hahahaha, private joke…)

Au final, le résultat n'était pas si mal. Surtout après avoir reposé une nuit au réfrigérateur. J'ajouterais même qu'on aurait pu imbiber le chou trop cuit d'un sirop de rhum vieux.


Paris-Brest, un peu comme Michalak

Ce soir là, j'ai dégusté des Vignes rousses des Collines du Bourdic.

« Les Vendanges des Vignes Rousses sont obtenues à partir du cépage Viognier récolté en sur-maturité. Les grains de raisins gorgés en sucre donneront un vin moelleux à la robe jaune pâle très lumineuse. Servi très frais, ce vin blanc offre au nez une grande complexité aromatique. »

Le nez est extrêmement fruité, le moelleux encore vert n'est pas gorgé de sucre à l'extrême, c'est un vin très agréable en fin de repas. Et même si mon Paris-Brest ne dégoulinait pas de crème de noisettes et bien il était bien assez gourmand quand même:-)

The Michalak, like all the groupies, I love them because they are handsome, but not only. One is called Frederic, rugby sprinter from Stade France, and God of Stadium in his spare time. The other is Christophe, world champion of pastry and author of "Les desserts qui me font craquer". There is no family relationship between these two people, Christophe assured me autographing his recipies book.

Thanks to this book and his smile, I tried to make his famous Paris-Brest XXL, like the one at the Plaza Athénée. A priori, this dessert may make people crush for, according to him. Moreover, it is even written on the book. But he is the world champion of pastry while I am just a fan of rugby !

So I prepared my first puff pastry. I admit that it was a massacre in the pastry bag, I had to call my friend Véwo to check for the recip of Chrichri in the Encyclopedia of chocolate. The puff rised, then fell, then rised again and definitively fell. And I almost cry after the 40 minutes cooking.

Friends who tried to comfort me during the 3 hours of battle told me:

"I made puff when I was 7 years old. '
"You will not cry for something so stupid? '
"I'll go to Picard to buy a raspberry tart. '

Paris-Brest XXL for 4-5 persons, an adaptation of the recipe of Christophe Michalak

Choux pastry:
- 125 g of water
- 125 g of milk
- 5 g of sugar
- 5 g of salt
- 115 g butter
- 140 g of flour
- 250 g of egg

Boil the milk, water, sugar, salt and butter. Add all the sifted flour, incorporated with a spatula and then dry the dough on the fire. Remove from heat and add the eggs one by one.

Fill a pastry bag and make a big S on a plate with 500 g of puff pastry. Make little puff with the rest.

Preheat oven to 240 ° C, then turn off and put the puff in the oven for 25 min. Back to heat the oven to 170 ° C for 15 to 30 min. After this time, the puff was not dry. I open it in 2 parts and grilled for 10 min.

Otherwise, if I had Internet, I would simply put into the oven for 20 minutes at 200 ° C, and I would not cry in front of the oven door. There is a demo video on Marmiton.org.

Praline mousseline cream:
- 300 g of vanilla pastry cream: 200 g of milk, 1 vanilla pod, 3 egg yolks, 20 g of sugar, 16 g of corn starch, 20 g of butter.
- 40 g of hazelnut paste or 40 g of hazelnut
- 100 g of butter

For the custard: Heat the milk with the vanilla pod scraped. Mix the egg yolks with the sugar and cornstarch until the mixture whitens. Add the milk, then return on the heat, stirring constantly. Once the consistency thickens, remove from heat and add butter. Film in contact and make cool.

Toast the hazelnuts in the oven. When the skin cracks and the flesh blonded, remove them from the oven and rub the skin to break down. Mix finely until obtaining a hazelnut paste.

Whisk the custard, add the hazelnut paste and butter and continue beating cream to make it frothy.

Presentation :
- 100 g of almond-hazelnut praline nuggets. You can make it by yourself or it exists with Vahiné brand.
- icing sugar (also hides misery)

Cut the puff on 2 parts in thickness. Sprinkle praline nuggets. Garnish with praline mousseline cream by "forming overlapped rosettes" or as you can with the pastry bag. Sprinkle praline again. Close the puff and sprinkle with icing sugar using a small strainer.

At the end, the result was not so bad. Especially after a night in the refrigerator. I might add such sirup or old rum on the overcooked puff.

That evening, I tasted the Vignes Rousses from Collines de Bourdic.

"Vignes rousses are obtained from the Viognier grapes harvested over-ripe. The grapes soaked in their own sugar will give a sweet wine pale yellow to bright. Served chilled, this wine offers nose great aromatic complexity."

The nose is very fruity, yet soft green, not full of sugar to the extreme, it is a very pleasant wine after a meal. And although my Paris-Brest was not dripping of hazelnut cream, it was still greedy enough :-)

Mi Jiang de Formose


Taïwan, autrefois appelé « L’Île de Formose », est l’élu de mon cœur gourmand. J’en garde des souvenirs d’enfance aussi sucrés que salés, aussi délicieux que curieux. A chaque fois que j’y pense, je m’imagine en train de déguster un grand verre de MiJiang 米浆.

Sur le podium des boissons réconfortante, je le place numéro 1, devant le café au lait de soja et la soupe de maïs.

Il s’agit d’une boisson qu’on pourrait qualifié de lait (jiang 浆) de riz (mi米) torréfié puis moulu avec des graines de sésame et des cacahuètes grillées. Ultra nourrissant et calorique, doux et parfumé, c’est LA boisson du petit déjeuner taïwannais.

Le MiJiang s’achète dans les échoppes à petit-déjeuner. Au même titre que le lait de soja (TouJiang 豆浆), il se déguste chaud ou glacé. Ces boissons accompagnent généralement des ShaoBing 烧饼, crêpes cuites dans un four artisanal : les ShaoBing sont collés sur la parois intérieure d’un bidon métallique. C’est comme si on collait des crêpes sur les parois d’une cheminée. Le ShaoBing sucré a la surface croustillante, parsemée de graines de sésame. Son cœur est moelleux et parfumé au sucre de canne. Le ShaoBing salé est creux. Il se mange en sandwich, garni d’un beignet appelé YouTiao 油条 (ficelle à l’huile).

Lorsque j’ai la chance de me retrouvé à Taïwan, mes journées commencent et se terminent par un petit-déjeuner !

Voici le résumé d’un petit marathon gourmand à Taïwan : ICI.

Mijiang, Shaobing salé et Shaobing sucré
Mijiang, Shaobing salé et Shaobing sucré

Taiwan, formerly known as « Formosa » is the chosen of my heart greedy. I keep childhood memories as sweet and savory, as delicious as curious. Every time I think about it, I imagine sipping a glass of MiJiang 米浆.

On the comforting beverage’s podium, I place it number 1 in front of the coffee with soy milk and the corn soup.

It is a drink that could be called milk (jiang 浆) of roasted rice (mi 米) and then ground with sesame seeds and roasted peanuts. Ultra nourishing, calory, sweet and fragrant, this is THE drink of Taiwanese breakfast.

The MiJiang can be bought in breakfast shops. As well as soy milk (TouJiang 豆浆), it can be enjoyed hot or iced. These beverages are generally coupled with shaobing 烧饼, pancakes baked in a craft: the shaobing are adhered to the inner wall of a metal can. It is as if we stuck pancakes on the walls of a chimney. The shaobing is sweet crispy on the surface, sprinkled with sesame seeds. His heart is garnished with soft and fragrant cane sugar. The salty shaobing is hollow. It is eaten as sandwich topped with a donut called YouTiao 油条 (string oil).

When I have the chance to be in Taiwan, my days begin and end with breakfast!

Here is a summary of a small gourmet marathon in Taiwan.

Food trip in Taïwan

J'ai dégusté des choses mémorables à Taïwan lorsque j'étais petite. Quand j'y repensais, c'est un peu comme si j'étais en train de rêver : ces moments de délices étaient tellement lointains !

Mais ça, c'était avant : il y a quelques jours, je suis partie faire un marathon gastronomique à Taïwan ! Rassurez-vous, je ne m'y suis pas déplacée uniquement pour cela… Accrochez vos ceintures, ou plutôt, relâchez un peu le ceinturon, les baguettes vont valser !

Dans les rues de Taïpei

Dans les rues de Taïpei


Food trip in Taïwan

J1 : Suite à un déjeuner horriblement pimenté durant le vol avec Air China, j'arrive à l'hôtel Fullerton de Taipei. Nous sommes dans LA rue du petit déjeuner, face au Roi du lait de soja.

On commence par un magnifique plateaux de fruits garnis de clémentines vertes (je vous expliquerai plus tard pourquoi elles sont vertes). En même temps, je check enfin Twitter, Facebook, YouTube et passe un coucou sur GTalk. Parce que Taïwan, c'est la Chine, mais avec la liberté d'expression en plus.

On part faire du lèche-vitrine sur les restaurants européens comme l'Olivier, un bistrot à la française tenu pas une Chef de Nice.

On arrive au buffet du Shangri-La, entre les bouchées vapeurs, les plats de nouilles, de riz sautés, les curry et la fontaine de chocolat :

- l'une des spécialités de Taïwan est la cuisine végétarienne au barbecue, par exemple de jeunes pousses de bambou 烤莨
– comme on est sur une île, on n'oublie pas sushi et sashimi à la demande

Et pour parfaire tout cela : le café purificateur.

Sushi et sashima au Shangri-la de Taipei

Sushi et sashima au Shangri-la de Taipei


Food trip in Taïwan

J2 : Après une nuit au paradis du duvet en plumes, on a fait l'impasse sur le buffet du petit-déjeuner. On est parti directement à Hsingchu voir la mer.

J'y ai retrouvé avec excitation mon vieil ami MiJiang 米浆. Vous pourrez essayer toutes les échoppes du monde, il n'y a qu'à Taïwan qu'on en fait un si bon. Il s'agit d'un lait de riz à base de riz torréfiés, puis moulus avec des cacahuètes et des graines de sésame. A peine sucré, désaltérant et ultra nourrissant, je l'aime surtout chaud.

Pour compléter le petit déjeuner : des graines. Oui, ça fait très régime bio-bobo. Mais détrompez-vous, je peux vous garantir que 2-3 bouchées de ce nougat au 5 graines + un verre de MiJiang vous offrent les calories nécessaires pour tenir la journée.


Food trip in Taïwan

D'ailleurs, il est déjà 11h. On file chez une tante pour déjeuner : poisson vapeur, chou chinois au pied de porc… et gâteaux de lune 月饼.

Car nous sommes fin septembre et c'est la fête de la Lune, appelée aussi fête de la mi-automne. Ma tante a donc accumulé une demi-douzaine de boîtes de gâteaux aux formes et goûts variés. Les gâteaux de Lune sont des biscuits sablés renfermant une épaisse couche de garniture : lotus, pâtes de soja, sésame, ananas, et même viande. Mais soyez avertis : traditionnellement, le biscuit sablé doit être à base de saindoux et le centre du gâteau est garni d'une jaune d'oeuf salé.

Personnellement, je les préfère "végétariens" sans oeufs ni saindoux.

Puis promenade digestive en bord de mer : voici du jus de vinaigre de fruit. Dit comme cela, ce n'est pas très appétissant, mais en fait c'est acidulé, fruité et efficacement rafraîchissant !


Food trip in Taïwan

Allez, il est l'heure de retrouver le marché de nuit et le temple. De tout cela, nous ne verrons que les échoppes de nourriture. Arrêt obligatoire à chaque étape :

- boulettes de riz, ravioli饺子,
– nouilles面,
– omelette aux huîtres (oui, je sais…),
– galettes roulées aux vermicelles et cacahuètes 软饼,
– tofu frit 臭豆腐 (littéralement "tofu qui pue"),
– beignets 油条,
– encore un mijiang 米浆,
– ainsi qu'une gal
ette sucrée 烧饼.

Mes cousins veulent encore aller chercher un thé aux billes de tapioca 珍珠茶

Tofu et Shaobing à Hsingchu

Tofu et Shaobing à Hsingchu

J3 : Je vous passe les détails du petit déjeuner pour arriver directement à la "librairie gourmande" made in Taïwan. Ce pays est formidable car on y trouve des livres de cuisine en anglais ET en chinois. Idéal pour parfaire mon niveau de chinois et apprendre des recettes traditionnelles.

En effet, les chinois qui ont fuit la "révolution culturelle" communiste sont partis à Taïwan, dont l'empereur et certains riches bourgeois. C'est notamment pour ces raisons que l'écriture chinoise à la taïwannaise est plus complexe : c'est la typographie traditionnelle. Outre l'écriture, la culture en générale et la gastronomie sont plus traditionnelles qu'en Chine.

Bon, il se fait faim, ça fait longtemps qu'on n'a pas parlé de manger :-) Pour le déjeuner, on part dans une petite échoppe très connue du quartier des étudiants.

Dès l'entrée, on choisit des petites assiettes apéritives, l'équivalent des entrées. Pour moi ce sera des algues vertes à l'huile de sésame.

Puis, la fameuse bolognaise taïwannaise : le zhajiang mien 炸酱面, ou les nouilles à la sauce frite. En gros, c'est de la viande de porc ou de boeuf revenue puis mijotée dans une sauce aux haricots fermentés et à la tomate. Comme une bolognaise quoi. Encore une fois je suis aux anges : les haricots fermentés donnent ce petit plus qui rend la sauce si exquise !

En dessert, on ne pouvait pas passer à côté de la spécialité de la maison : un petit bouillon de boulettes de riz gluant fourrées 汤圆 à la crème de sésame noire, de cacahuète et de haricot rouge. En France, on les trouve au rayon surgelé sous le nom de « rice ball », las japonais les mangent comme des friandises sous le nom « Mochi », et j'adore aussi !

Zhajiang mien et Rice balls à la bibliothèque

Zhajiang mien et Rice balls à la bibliothèque

Le soir, après une dure après-midi de shopping (si si : dégustations Dolce Gusto, vins, etc.), nous voici face au restaurant de l'hôtel W (de Largo Winch :-)

Entre belle vaisselle et jolie vue sur Taipei, une soupe de potiron, des vapeurs, du canard laqué… pfiou, un café s'il vous plaît !

Le W de Taipei

Le W de Taipei


Food trip in Taïwan

J4 : Le restaurant Gengis Khan est le souvenir d'enfance de ma mère ! C'est dire si au bout de 60 ans, elle se souvient encore de ce concept restaurant, je ne pouvais pas manquer cela.

Le concept est aujourd'hui assez connu : on choisit ses aliments crus dans un grand bol, puis le cuistot les fait cuire devant nous. Sauf qu'à la mongole style, la cuisson s'effectue sur une grande plaque chauffante à l'aide de très longues baguettes en bois. C'est assez impressionnant à voir car la rapidité, la dextérité et l'endurance sont de rigueur !

Et puis vite, il ne faut pas s'attarder, on a notre vol à 16h, alors on file à l'aéroport après un petit bol de soupe sucré au riz gluant et pois verts.

I tasted memorable things in Taiwan when I was young. When I thought about it, it was seems I was dreaming: these moments of delight were so far away!

But that was before: a few days ago, I went to a gourmet marathon in Taiwan! Do not worry, I did not have only moved to this … Fasten your seat belts, or rather, release a little bit your belt, lets dance chopsticks!

J1: Following the horribly spicy lunch during the flight with Air China, I arrived at Taipei Fullerton Hotel. We're in THE breakfast 's street, facing the King of soy milk.

It begins with a beautiful fruits tray with green clementines (I'll explain later why they are green). At the same time, I finally check Twitter, Facebook, YouTube and GTalk. Because Taiwan is China, but with more freedom of expression.

Then we go window shopping on European restaurants as Olivier, a French bistro managed by a Chef lady from Nice.

We arrive at the buffet at Shangri-La hotel:

- Taiwan's speciality is vegetarian cooking on barbecue, for example, young bamboo shoots 烤 莨
- as it is on an island, we do not forget sushi and sashimi "on demand"
- steamed bouchées sweet, salty, shrimp, chicken, pork …
- noodles and rice
- curry sauce and other dishes, excellent roast beef served with mashed potatoes spinning, ice cream, fruit platters, chocolate fountain

And to top it all: cookies with coffee purifier.

J2: After a night into feather duvet's paradise, we do skip the buffet breakfast. We go directly to see the sea at Hsingchu.

There, I find my old friend MiJiang 米浆. You can try all the shops in the world, there is only in Taiwan is so good. It is a rice milk made with rice roasted and then ground with peanuts and sesame seeds. Just sweet, refreshing and ultra nourishing, I like it especially hot.

To complete breakfast: seeds. Yes, it's very bio-bobo regime. But make no mistake, I can guarantee you that 2-3 bites of this nougat 5 seeds + a glass of MiJiang give you the calories needed to keep the day.

Moreover, it is already 11am. Go with my aunt for lunch: steamed fish, Chinese cabbage pork feet … and moon cakes 月饼.

Because we are the end of September and it is the Moon Fest, also known as the Mid-Autumn Festival. My aunt has accumulated half a dozen boxes of cakes with varied tastes ans shapes. Moon cakes are shortbread cookies containing a thick layer of filling: lotus, soybean paste, sesame, pineapple, and even meat. But be warned: traditionally, the shortbread should be based on lard and the center of the cake is topped with salted egg yolk.

Personally, I prefer "vegetarian" without eggs or lard.

Then, digestive walk by the sea: here juice fruit vinegar. Presented like that, it is not very appetizing, but in fact it is acid, fruity and refreshing effectively!

Come on, it's time to find the night market and the temple. From all this we only see the food stalls. Mandatory stop at each step:
- rice dumplings,
- ravioli 饺子,
- noodles 面,
- oyster omelette (yes, I know …),
- rolled pancakes with noodles and peanuts 软 饼,
- fried tofu 臭豆腐 (literally "smelly tofu") ,
- donuts 油条,
- another mijiang 米浆 and a sweet cake 烧饼
.
- My cousins ​​still want to go for a tea tapioca balls 珍珠 茶

J3 : I'll spare you the details of the breakfast to arrive directly at the "greedy library" made in Taiwan. This country is great because there are cookbooks in English AND Chinese. Ideal to improve my Chinese and learn traditional recipes.

Indeed, the Chinese who fled the communist "cultural revolution" went to Taiwan, including the emperor and some rich bourgeois. It is for these reasons that the Chinese word written in TaIwannese is more complex: it is the traditional typography. Besides writing, culture and gastronomy in general are more traditional than in China.

Well, it is hungry, let's talk about eating :-) For lunch, we go to a very small shop in the student area.

Upon entry dishes, we choose appetizing small plates, the equivalent of entry dishes. For me it is green algae with sesame oil.

Then the famous Bolognese taïwannaise: the Zhajiang Mien 炸酱面, or fried noodles with sauce. Basically, it is pork or beef fried then simmered in a sauce of fermented beans and tomato. As a Bolognese. Again I'm in heaven: fermented beans give that little extra that makes the sauce so exquisite!

For dessert, we could not miss the speciality: a little bowl of glutinous rice ball stuffed with cream 汤圆 : black sesame, peanut and red bean. In France, we can find them frozen callaed "rice ball", in Japanese, it is called "Mochi" and I love it too!

In the evening, after a hard afternoon of shopping (yes: Dolce Gusto tastings, wine, etc..), We are facing the gourmet restaurant W (Largo Winch in my heart ! :-)

Between beautiful dishes and beautiful view of Taipei, a pumpkin soup, vapors, roasted duck … pfiou a coffee please!

J4: The restaurant Genghis Khan is from the childhood memory of my mother! This means that after 60 years, she still remembers this concept restaurant, I could not miss it.

The concept is now well known: we choose our raw foods in a large bowl, then the Chef cooks them in front of us. Except that in Mongolian style, the curing takes place on a large hot plate with very long wooden sticks. It's pretty impressive to see as speed, dexterity and endurance are required!

And then quickly, time to fly back arrived… Just a little delay to have a small bowl of sweet soup with sticky rice and green soybeans.

Food trip in Taïwan

J'ai dégusté des choses mémorables à Taïwan lorsque j'étais petite. Quand j'y repensais, c'est un peu comme si j'étais en train de rêver : ces moments de délices étaient tellement lointains !

Mais ça, c'était avant : il y a quelques jours, je suis partie faire un marathon gastronomique à Taïwan ! Rassurez-vous, je ne m'y suis pas déplacée uniquement pour cela… Accrochez vos ceintures, ou plutôt, relâchez un peu le ceinturon, les baguettes vont valser !

Dans les rues de Taïpei

Dans les rues de Taïpei


Food trip in Taïwan

J1 : Suite à un déjeuner horriblement pimenté durant le vol avec Air China, j'arrive à l'hôtel Fullerton de Taipei. Nous sommes dans LA rue du petit déjeuner, face au Roi du lait de soja.

On commence par un magnifique plateaux de fruits garnis de clémentines vertes (je vous expliquerai plus tard pourquoi elles sont vertes). En même temps, je check enfin Twitter, Facebook, YouTube et passe un coucou sur GTalk. Parce que Taïwan, c'est la Chine, mais avec la liberté d'expression en plus.

On part faire du lèche-vitrine sur les restaurants européens comme l'Olivier, un bistrot à la française tenu pas une Chef de Nice.

On arrive au buffet du Shangri-La, entre les bouchées vapeurs, les plats de nouilles, de riz sautés, les curry et la fontaine de chocolat :

- l'une des spécialités de Taïwan est la cuisine végétarienne au barbecue, par exemple de jeunes pousses de bambou 烤莨
– comme on est sur une île, on n'oublie pas sushi et sashimi à la demande

Et pour parfaire tout cela : le café purificateur.

Sushi et sashima au Shangri-la de Taipei

Sushi et sashima au Shangri-la de Taipei


Food trip in Taïwan

J2 : Après une nuit au paradis du duvet en plumes, on a fait l'impasse sur le buffet du petit-déjeuner. On est parti directement à Hsingchu voir la mer.

J'y ai retrouvé avec excitation mon vieil ami MiJiang 米浆. Vous pourrez essayer toutes les échoppes du monde, il n'y a qu'à Taïwan qu'on en fait un si bon. Il s'agit d'un lait de riz à base de riz torréfiés, puis moulus avec des cacahuètes et des graines de sésame. A peine sucré, désaltérant et ultra nourrissant, je l'aime surtout chaud.

Pour compléter le petit déjeuner : des graines. Oui, ça fait très régime bio-bobo. Mais détrompez-vous, je peux vous garantir que 2-3 bouchées de ce nougat au 5 graines + un verre de MiJiang vous offrent les calories nécessaires pour tenir la journée.


Food trip in Taïwan

D'ailleurs, il est déjà 11h. On file chez une tante pour déjeuner : poisson vapeur, chou chinois au pied de porc… et gâteaux de lune 月饼.

Car nous sommes fin septembre et c'est la fête de la Lune, appelée aussi fête de la mi-automne. Ma tante a donc accumulé une demi-douzaine de boîtes de gâteaux aux formes et goûts variés. Les gâteaux de Lune sont des biscuits sablés renfermant une épaisse couche de garniture : lotus, pâtes de soja, sésame, ananas, et même viande. Mais soyez avertis : traditionnellement, le biscuit sablé doit être à base de saindoux et le centre du gâteau est garni d'une jaune d'oeuf salé.

Personnellement, je les préfère "végétariens" sans oeufs ni saindoux.

Puis promenade digestive en bord de mer : voici du jus de vinaigre de fruit. Dit comme cela, ce n'est pas très appétissant, mais en fait c'est acidulé, fruité et efficacement rafraîchissant !


Food trip in Taïwan

Allez, il est l'heure de retrouver le marché de nuit et le temple. De tout cela, nous ne verrons que les échoppes de nourriture. Arrêt obligatoire à chaque étape :

- boulettes de riz, ravioli饺子,
– nouilles面,
– omelette aux huîtres (oui, je sais…),
– galettes roulées aux vermicelles et cacahuètes 软饼,
– tofu frit 臭豆腐 (littéralement "tofu qui pue"),
– beignets 油条,
– encore un mijiang 米浆,
– ainsi qu'une gal
ette sucrée 烧饼.

Mes cousins veulent encore aller chercher un thé aux billes de tapioca 珍珠茶

Tofu et Shaobing à Hsingchu

Tofu et Shaobing à Hsingchu

J3 : Je vous passe les détails du petit déjeuner pour arriver directement à la "librairie gourmande" made in Taïwan. Ce pays est formidable car on y trouve des livres de cuisine en anglais ET en chinois. Idéal pour parfaire mon niveau de chinois et apprendre des recettes traditionnelles.

En effet, les chinois qui ont fuit la "révolution culturelle" communiste sont partis à Taïwan, dont l'empereur et certains riches bourgeois. C'est notamment pour ces raisons que l'écriture chinoise à la taïwannaise est plus complexe : c'est la typographie traditionnelle. Outre l'écriture, la culture en générale et la gastronomie sont plus traditionnelles qu'en Chine.

Bon, il se fait faim, ça fait longtemps qu'on n'a pas parlé de manger :-) Pour le déjeuner, on part dans une petite échoppe très connue du quartier des étudiants.

Dès l'entrée, on choisit des petites assiettes apéritives, l'équivalent des entrées. Pour moi ce sera des algues vertes à l'huile de sésame.

Puis, la fameuse bolognaise taïwannaise : le zhajiang mien 炸酱面, ou les nouilles à la sauce frite. En gros, c'est de la viande de porc ou de boeuf revenue puis mijotée dans une sauce aux haricots fermentés et à la tomate. Comme une bolognaise quoi. Encore une fois je suis aux anges : les haricots fermentés donnent ce petit plus qui rend la sauce si exquise !

En dessert, on ne pouvait pas passer à côté de la spécialité de la maison : un petit bouillon de boulettes de riz gluant fourrées 汤圆 à la crème de sésame noire, de cacahuète et de haricot rouge. En France, on les trouve au rayon surgelé sous le nom de « rice ball », las japonais les mangent comme des friandises sous le nom « Mochi », et j'adore aussi !

Zhajiang mien et Rice balls à la bibliothèque

Zhajiang mien et Rice balls à la bibliothèque

Le soir, après une dure après-midi de shopping (si si : dégustations Dolce Gusto, vins, etc.), nous voici face au restaurant de l'hôtel W (de Largo Winch :-)

Entre belle vaisselle et jolie vue sur Taipei, une soupe de potiron, des vapeurs, du canard laqué… pfiou, un café s'il vous plaît !

Le W de Taipei

Le W de Taipei


Food trip in Taïwan

J4 : Le restaurant Gengis Khan est le souvenir d'enfance de ma mère ! C'est dire si au bout de 60 ans, elle se souvient encore de ce concept restaurant, je ne pouvais pas manquer cela.

Le concept est aujourd'hui assez connu : on choisit ses aliments crus dans un grand bol, puis le cuistot les fait cuire devant nous. Sauf qu'à la mongole style, la cuisson s'effectue sur une grande plaque chauffante à l'aide de très longues baguettes en bois. C'est assez impressionnant à voir car la rapidité, la dextérité et l'endurance sont de rigueur !

Et puis vite, il ne faut pas s'attarder, on a notre vol à 16h, alors on file à l'aéroport après un petit bol de soupe sucré au riz gluant et pois verts.

I tasted memorable things in Taiwan when I was young. When I thought about it, it was seems I was dreaming: these moments of delight were so far away!

But that was before: a few days ago, I went to a gourmet marathon in Taiwan! Do not worry, I did not have only moved to this … Fasten your seat belts, or rather, release a little bit your belt, lets dance chopsticks!

J1: Following the horribly spicy lunch during the flight with Air China, I arrived at Taipei Fullerton Hotel. We're in THE breakfast 's street, facing the King of soy milk.

It begins with a beautiful fruits tray with green clementines (I'll explain later why they are green). At the same time, I finally check Twitter, Facebook, YouTube and GTalk. Because Taiwan is China, but with more freedom of expression.

Then we go window shopping on European restaurants as Olivier, a French bistro managed by a Chef lady from Nice.

We arrive at the buffet at Shangri-La hotel:

- Taiwan's speciality is vegetarian cooking on barbecue, for example, young bamboo shoots 烤 莨
- as it is on an island, we do not forget sushi and sashimi "on demand"
- steamed bouchées sweet, salty, shrimp, chicken, pork …
- noodles and rice
- curry sauce and other dishes, excellent roast beef served with mashed potatoes spinning, ice cream, fruit platters, chocolate fountain

And to top it all: cookies with coffee purifier.

J2: After a night into feather duvet's paradise, we do skip the buffet breakfast. We go directly to see the sea at Hsingchu.

There, I find my old friend MiJiang 米浆. You can try all the shops in the world, there is only in Taiwan is so good. It is a rice milk made with rice roasted and then ground with peanuts and sesame seeds. Just sweet, refreshing and ultra nourishing, I like it especially hot.

To complete breakfast: seeds. Yes, it's very bio-bobo regime. But make no mistake, I can guarantee you that 2-3 bites of this nougat 5 seeds + a glass of MiJiang give you the calories needed to keep the day.

Moreover, it is already 11am. Go with my aunt for lunch: steamed fish, Chinese cabbage pork feet … and moon cakes 月饼.

Because we are the end of September and it is the Moon Fest, also known as the Mid-Autumn Festival. My aunt has accumulated half a dozen boxes of cakes with varied tastes ans shapes. Moon cakes are shortbread cookies containing a thick layer of filling: lotus, soybean paste, sesame, pineapple, and even meat. But be warned: traditionally, the shortbread should be based on lard and the center of the cake is topped with salted egg yolk.

Personally, I prefer "vegetarian" without eggs or lard.

Then, digestive walk by the sea: here juice fruit vinegar. Presented like that, it is not very appetizing, but in fact it is acid, fruity and refreshing effectively!

Come on, it's time to find the night market and the temple. From all this we only see the food stalls. Mandatory stop at each step:
- rice dumplings,
- ravioli 饺子,
- noodles 面,
- oyster omelette (yes, I know …),
- rolled pancakes with noodles and peanuts 软 饼,
- fried tofu 臭豆腐 (literally "smelly tofu") ,
- donuts 油条,
- another mijiang 米浆 and a sweet cake 烧饼
.
- My cousins ​​still want to go for a tea tapioca balls 珍珠 茶

J3 : I'll spare you the details of the breakfast to arrive directly at the "greedy library" made in Taiwan. This country is great because there are cookbooks in English AND Chinese. Ideal to improve my Chinese and learn traditional recipes.

Indeed, the Chinese who fled the communist "cultural revolution" went to Taiwan, including the emperor and some rich bourgeois. It is for these reasons that the Chinese word written in TaIwannese is more complex: it is the traditional typography. Besides writing, culture and gastronomy in general are more traditional than in China.

Well, it is hungry, let's talk about eating :-) For lunch, we go to a very small shop in the student area.

Upon entry dishes, we choose appetizing small plates, the equivalent of entry dishes. For me it is green algae with sesame oil.

Then the famous Bolognese taïwannaise: the Zhajiang Mien 炸酱面, or fried noodles with sauce. Basically, it is pork or beef fried then simmered in a sauce of fermented beans and tomato. As a Bolognese. Again I'm in heaven: fermented beans give that little extra that makes the sauce so exquisite!

For dessert, we could not miss the speciality: a little bowl of glutinous rice ball stuffed with cream 汤圆 : black sesame, peanut and red bean. In France, we can find them frozen callaed "rice ball", in Japanese, it is called "Mochi" and I love it too!

In the evening, after a hard afternoon of shopping (yes: Dolce Gusto tastings, wine, etc..), We are facing the gourmet restaurant W (Largo Winch in my heart ! :-)

Between beautiful dishes and beautiful view of Taipei, a pumpkin soup, vapors, roasted duck … pfiou a coffee please!

J4: The restaurant Genghis Khan is from the childhood memory of my mother! This means that after 60 years, she still remembers this concept restaurant, I could not miss it.

The concept is now well known: we choose our raw foods in a large bowl, then the Chef cooks them in front of us. Except that in Mongolian style, the curing takes place on a large hot plate with very long wooden sticks. It's pretty impressive to see as speed, dexterity and endurance are required!

And then quickly, time to fly back arrived… Just a little delay to have a small bowl of sweet soup with sticky rice and green soybeans.