Archives mensuelles : février 2014

Au bord de l'eau, Vallée de l'Ourika

Voyage au Maroc, la suite

Lundi chez Martine et Poulou

Nous partons pour la Vallée de l’Ourika. Deux heures de routes sinueuses, à contempler des paysages sublimes entre les montagnes de la chaîne de l’Atlas et la vallée de Marrakech. La route grimpe, grimpe… nous allons jusqu’au bout de la route. Elle s’arrête à Setti Fatma, là où commence la fameuse ascension des 15 cascades. Il y a là de fabuleuses randonnées à faire, qui durent plusieurs jours même, jusqu’aux portes du désert.

Sur le bord de la route du village, il y a un escalier qui descend presque à pic sur la rivière Ourika. C’est l’entrée de Martine et Poulou. Ils nous accueillent dans leur maison d’hôte qui porte très bien son nom « Au bord de l’eau ». On est « wahou » « wow » et autre « c’est trop beau !». La lumière de la vallée joue avec les gouttelettes projetées par la rivière, le vert des feuilles, le gris des pierres… Je suis bien là.On profite de l’après-midi pour se balader jusqu’à un village que nous n’atteindrons jamais. Peur de la nuit, du froid et du fait d’être « perdu » à la campagne. On est bien mieux autour de l’immense cheminée de Poulou.

Mardi : les 7 cascades

Le petit déjeuner n’est pas servi avant 9h car il faut attendre que le boulanger arrive au village. Je crois n’avoir jamais mangé un petit déjeuner aussi délicieux : du pain frais et chaud, les msmes (crêpes) de Fatima, du miel et de la confiture de figue. Un bon café noir, toujours ce feu de cheminée… On est prêt à affronter le trekking jusqu’à la 7e cascade.

Je n’ai pas les mots pour décrire tout ce qu’on a admiré : des paysages époustouflants de beauté et d’immensité, des falaises à pic étourdissantes, de larges clairières au tapis vert et moelleux et même des singes jouant dans les noyers.

On a un soleil magnifique qui nous réchauffe. On ne sent pas la fatigue, à peine la faim ou la soif : notre pique d’endorphine est à son top niveau ! Au point que je ne fais pas attention et glisse dans un ruisseau à l’eau glacée. Il est temps de rentrer :-(

Une bonne douche brûlante, quelques vêtements propres et me re-voilà près du feu de cheminée. Une bouteille de Cabernet Sauvignon accompagne le délicieux couscous au poulet de Fatima. En dessert, Poulou nous a préparé un moelleux aux noix. Sa fameuse recette secrète que j’arrive à lui arracher après d’ardues parties de Scrabble.

Mercredi, le retour sur Marrakech

La nuit est agitée. On a pris froid hier. C’était évident qu’il ne fallait pas se dévêtir pour déjeuner ! Mais on était tellement content:encoded, on voulait être à l’aise pour faire nos sandwichs de VQR au thon et pour décortiquer cette énorme grenade. Bref, on est malade.Le cœur serré et avec beaucoup de regret, nous quittons la Vallée de l’Ourika, beaucoup trop tôt. Dans la voiture de Mohammed, on est silencieux, repensant à tout ce qu’on a vu et à tous ce qu’on fera lorsqu’on reviendra.

De retour au Riad Qodwa et dans cette immense chambre / appartement, on en profite pour se reposer beaucoup et longuement. On repense nos valises (2 bagages cabines), on liste les cadeaux et on s’affole sur le nombre de musées et de trucs touristique que nous n’avons pas fait. Il faudra revenir au Maroc !

Voyage au Maroc, la suite

Jeudi c’est fini

On prend la première navette pour le centre de Marrakech et on enchaîne : Palais Badi, musée, shopping artisanal, jus d’orange sur la place et pâtisserie orientale.

C’est bon, tout est bouclé, on tire sur les fermetures, on ressort les manteaux, les pulls et on rentre à Paris…

Riad Qodwa (tenu par Ousni)
route 2012 Sidi Abdallah Ghiat Km 12
Route du Golf royale
Marrakech 40000, Maroc

Au Bord de l’eau (tenu par Martine et Poulou)
Douar Assgaour km59 route de l’Ourika
Setti Fatma (Marrakech), Maroc

Maroc spa 5 couleurs

Voyage au Maroc, entre Marrakech et la Vallée de l’Ourika

Sous un joli soleil couchant, nous atterrissons sur le tarmac de l’aéroport international de Ménara. Le Maroc nous accueille avec l’appel à la dernière prière ; nous sommes immergés de suite dans une ambiance spirituelle et apaisante.

Mohammed du Riad Qadwa est venu nous chercher. Il nous emmène sur la route de Sidi Abdhoula Ghiat à 15 km de Marrakech : c’est rustique, calme, exactement ce qu’il nous faut. Nous sommes installés dans une « chambre avec terrasse » de 30 m² – excusez, mais c’est la taille de mon ancien appartement. Nous faisons la connaissance de la très sympathique équipe d’Ousni.

Vendredi Saint, le restaurant gastronomique Dar Moar

Le lendemain, c’est Vendredi saint. Pas grand chose d’ouvert sur Marrakech le matin, alors nous allons flâner dans la Kasba. Là, il y a la Coopérative des femmes qui travaillent l’argan pour en faire de l’huile et de la pâte à usage cosmétique. (L’huile comestible est issue du pressage comme l’huile d’olive.)

Puis nous profitons d’un hammam en duo au « 5 couleurs ». Il n’était pas assez chaud à mon goût, trop pour l’Homme du nord. C’est bien la première fois que je me fais laver de la tête aux pieds : plus propre c’est pas possible ! Il s’en est suivi la première et dernière séance de pédicure de ma vie. La pédicure s’inscrit désormais dans ma liste des choses inutiles et chronophage, c’est-à-dire : à bannir.

Voyage au Maroc, entre Marrakech et la Vallée de l'OurikaAprès un déjeuner rapide mais délicieux de brochettes et viennoiserie, on se promène place Jemaa El Fna, au souk, on visite les tombeaux Saadiens, puis on prend un thé à l’Arbousier et enfin un verre au Café Arabe. Il pleut, ce n’est pas évident, mais on est tellement content:encoded d’être là, alors on s’en fout et on se dirige vers le restaurant gastronomique Dar Moar.

Alors, la gastronomie marocaine, c’est comment ? Un service impeccable, des gens qui sourient, un orchestre discret, une jolie terrasse en hiver réchauffée par la lumière des bougies… Et puis :

Voyage au Maroc, entre Marrakech et la Vallée de l'Ourika- Dix-sept hors-d’oeuvre chauds et froids. Présentées dans des minis tajines de toutes les couleurs top kawaii, chacune a sa spécificité. Il y a même un confit d’oignon à l’eau de rose.

- Pleins de petits pains berbères aux graines et aux céréales

- Une pastilla de pigeon en tajine : c’est succulent ! Le mélange des épices est juste, c’est moelleux, fin et consistant à la fois. En accompagnement, on a le choix entre un couscous de semoule de blé ou bien d’orge. L’orge est plus gros et plus moelleux. Le blé est plus « sec » et soyeux en bouche.

J’ai choisi un vin gris de Meknès Domaine de Sahari. Il est fruité et légèrement acidulé. Avec ces mélanges d’épices et de sucré-salé, c’est un bon compromis.

Nous rentrons repus au riad avec la navette de Mohammed.

Samedi Vache-qui-Rit et dromadaires


Le lendemain, nous nous perdons dans les ruelles étroites de Marrakech en voulant acheter du pain et de la Vache-qui-Rit (le menu officiel du Marrakchi). On se retrouve au Cyber Parc, où l’Homme se fait baratiner par un monsieur qui lui parle de foot. Il nous indique le chemin puis demande à son nouvel ami une pièce. Mais en fait, ce que tu ne sais pas, c’est que c’est moi le porte-monnaie et que moi, le foot, j’y connais rien.

On finit par arriver au Jardin de Majorelle après avoir traversé le nouveau quartier de Ghéliz. Nous sommes d’accord : si on nous offre la maison, on de dit pas non, par contre, on ne l’achèterait pas. Dans l’ensemble, c’est joli et très bleu (bleu Majorelle), plein de cactus et de bambous phalliques et le sol est une grande dalle de ciment rouge.

Voyage au Maroc, entre Marrakech et la Vallée de l'OurikaOn en profite pour aller faire quelques emplettes chez Acima (le Auchan local) avant de prendre un taxi qui nous emmène à la Palmeraie. Là, on se laisse aller pour un tour de dromadaire.

Je m’explique : le dromadaire c’est top, je n’en avais jamais fait avant (je crois). Le dromadaire dans une palmeraie en cours de plantation, c’est une idée du Génie-du-tourisme pour réussir à exploiter un champs de palmiers en pleine ville, où il n’y a strictement rien à faire. Le tour de dromadaire dans la Palmeraie à 350 Dirham c’est… sans commentaire… Mais c’est cool, on a fait du dromadaire ! (Il nous faudra absolument revenir pour faire du dromadaire dans le désert.)

Il est trop tard pour aller à la Tannerie, le taxi nous dépose donc au Jardin du Minaret. On profite de cette fin de journée pour dénicher à dîner pas trop cher (pour le coup). Et on se retrouve avec le meilleur tajine que je n’ai jamais mangé : le tajine de poulet aux olives et citron confit (au Bakchich café, sur la Place Jemaa el Fna prendre à gauche du restaurant Le Marrakech). Quelques pâtisseries et un thé après, la navette nous ramène. Ousni nous accueille et nous passons une charmante nuit à refaire le monde.

Voyage au Maroc, entre Marrakech et la Vallée de l'Ourika

Dimanche : jour de marché

Le dimanche matin, il nous emmène au marché de Sidi Abdhoulat Ghiat. C’est un marché aux mille et une senteurs et aux mille métiers. Ousni nous explique qu’une seule fois par semaine, il est possible pour les villageois d’acheter des légumes, de la viande, des épices, de se faire raser ou encore de faire réparer chaises et chaussures.

L’Homme se fait raser de très très près. Tandis que je me mange une frite par un petit garnement, qui se prend en retour une belle taloche par un grand. Ça c’est fait. Ousni nous invite à partager une délicieux tajine au bœuf cuit au charbon. Je suis fan du pain berbère et de ces énormes morceaux de courges et de pommes de terre dans les plats !

Nous repartons en bus pour le centre ville de Marrakech.

Après quelques heures de flâneries au souk (il n’y a vraiment rien à faire sur cette place !). Il est (enfin) l’heure de dîner. C’est assez drôle de se faire alpaguer et harceler par presque n’importe qui dans la rue. Toujours avec le sourire, une petite blague bien placée voire une flatterie… J’ai envie de sourire en retour et de blaguer avec eux. Mais je me retiens de parler à tout le monde car il va bien falloir choisir un restaurant.

Et nous choisissons le restaurant Brahim 2, celui qui affiche fièrement le logo du Guide du Routard. C’est une grossière erreur touristique : ambiance musicale, couscous peu épicé et service hypocrite. C’est assez cher pour ce type de prestation. D’ailleurs, la clientèle parlait essentiellement hollandais ou français.

… La suite la semaine prochaine…Voyage au Maroc, entre Marrakech et la Vallée de l'Ourika