Archives mensuelles : mars 2014

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J’ai migré mon blog d’Overblog à WordPress

Migrer d’Overblog vers WordPress n’est pas une mission impossible. Cependant, si on n’a pas l’habitude des balises et du langage des programmeurs, on se trouve vite perdue au milieu d’un amas de codes sources et de plug-ins inutiles (dont du payant). Voici un petit tutoriel sans prétention décrivant ma démarche pour exporter mes posts Overblog vers ma nouvelle plateforme WordPress. J’ai choisi la solution RSS via un fichier XML, ça vous parle ? Cette méthode permet d’importer les articles. Cependant, il restera des défauts de mise en page, à résoudre au cas par cas.

migration_overblog-wordpress

1/ Créer une redirection (facultatif)

On commence par créer sa nouvelle plateforme de blog en installant WordPress.

Puis, le temps de le faire tout beau et bien rempli, je crée une redirection vers l’ancien blog Overblog :
- renommer le fichier index.php pour qu’il ne soit plus appelé, exemple « _index.php »
- créer un nouveau fichier index.php avec le code de redirection :

<?php
header('location:http://peggysilkroad.overblog.com/');
echo 'Merci de patienter pendant la redirection';
/*?>

2/ Exporter le blog Overblog (v 2014)

Dans Gérer > Paramètres > Import/Export > EXPORTER
Un fichier ZIP est envoyé par mail : enregistrer, dé-zipper… on obtient un fichier .XML mais qui n’est pas au format des flux RSS requis.

3/ Remanier les balises XHTML

Pour cela, il nous faut un éditeur de texte plus poussé que le simple bloc note : NotePad ++ ou Dreamweaver par exemples.

- Supprimer les balises :
<blog>…</blog> tout le contenu de cette balise
<page>…</page> tous les contenus type « Page ». Il faudra malheureusement importer les pages à la main.
<post></post> une seule balise au début et la même fermante à la fin

- Rechercher/remplacer toutes les balises :
<root> et </root> par <rss version= »2.0″> et </rss>
<post> et </post> par <item> et </item>
<published_at> et </published_at> par <pubDate> et </pubDate>
<tag> et </tag> par <category> et </category>
<content> et </content> par <content:encoded> et </content:encoded>

- et aussi pour les images, rechercher/remplacer : src= »//img.over-blog-kiwi.com par src= »http://img.over-blog-kiwi.com

4/ Importer le fichier RSS dans WordPress

Dans Outils > Importer > RSS > Installer et activer le plug-in > Ouvrir et importer le fichier XML modifié.
La liste des posts (articles) s’affiche, on est ravie :-) Z’avez plus qu’à cliquer sur IMPORTER.

5/ Les images

Les images sont toutes là, mais stockées sur Overblog. Il faut donc les rapatrier. Pour cela, il y a un plug-in WordPress très sympa.
Dans Extensions > Ajouter > Cache Images > Installer et activer le plug-in. Puis SCAN (included linked).
Rapatrier toutes les images en provenance de « http://img.over-blog-kiwi.com »

6/ Ce qu’il reste à faire

- Les « catégories » remplacent les « tags ». Mais si vous aviez plusieurs tags sur un même article, cela ne crée qu’une seule catégorie. Il faut donc aller dans Articles > Catégories et faire du nettoyage.

- Les « Pages » n’ont pas été importées. C’est à faire à la main.

- Forcément, il y a des articles qui ne sont pas très propres, avec du texte un peu partout, il faudrait les nettoyer aussi…

J’espère que ce tuto vous aura servi. Plus d’info sur les différentes procédures de migration, ici :

- Le support de WordPress (en anglais)
- Le site de Marie-Landre, avec une solution utilisant le scipt Ruby
- … qui aurait été développé ici (?)
- La solution payante Overexport de Google qui oblige, non seulement à payer, mais aussi à utiliser Chrome

pesto_sans-parmesan

Mini rôti de selle d’agneau au pesto (presto et sans parmesan)

On avait envie d’agneau, de vin rouge et de frites. Je me suis souvenue que la filière viande communiquait beaucoup sur l’agneau et proposait des recettes de Chefs et de bloggeuses: l’agneau en apéro, en repas vite fait bien fait et même en version gastro. En effet, le site Agneau Presto est toujours en ligne, merci Interbev !

D’après leur recette de mini rôti au pesto, ma version du rôti de selle d’agneau au pesto sans parmesan, tout autant vite fait que bon :

- 500 g de selle d’agneau
- 2 gousses d’ail
- 30 g de pignons de pin
- 50 g de basilic surgelé
- 1 cuillère à café de sel
- 50 g d’huile d’olive

Mixer les pignons, les gousses d’ail et le basilic avec 50 g d’huile d’olive. Saler et réserver dans un pot.

Ouvrir la selle d’agneau (désossée) et badigeonner généreusement de pesto. Refermer et ficeler. Je ne suis pas fan de ficeler un rôti comme un boudin. Je préfère la marguerite (ou la fleur), c’est joli, pratique et comme le rôti est “plat”, il dore et cuit plus facilement. (cf l’exemple ci-contre avec une côte de boeuf ficelé en fleur)

Faire dorer à feu vif dans une poêle avec un fond d’huile d’olive. Puis cuire au four à 200°C pendant 20 à 30 min.

En accompagnement, frites (évidemment !) et poêlée de cardes – carottes. J’ai fait précuire les carottes et les cardes (côtes de blette) à l’eau, puis je les ai poêlé directement dans la poêle de la viande. Un soupçon de poivre blanc et on passe à table.

We were agog about some lamb, red wine and french fries. I remembered that the French meat industry communicated a lot about lamb meat and offered recipes of Chefs and bloggers : lamb for aperitif time, as fast and well done, and even gastronomic version. Indeed, the website Agneau Presto is still online, thanks to Interbev !

From their mini roast with pesto recipe, my version of lamb saddle, roasted with pesto without parmesan, just as quickly as good

- 500 g of saddle of lamb
– 2 cloves of garlic
– 30 g of pine nuts
– 50 g of frozen basil
– 1 teaspoon of salt
– 50 g of olive oil

Mix pine nuts, garlic and basil with olive oil. Salt and set aside in a pot.

Open the saddle of lamb (boneless) and brush generously with pesto. Close and tie. I ‘m not a fan of tying a roast like a big sausage. I prefer the daisy (or flower), it’s pretty , practical and as the roast is « flat », it roasted and cooked more easily.

Sauté over high heat in a frying pan with olive oil. Then bake at 200 ° C for 20-30 min.

In accompanying: french fries (of course!) and sautéed chard – carrots. I did precooked carrots and chard (chard ribs) with water, then I seared directly into the pan of meat. A hint of white pepper, then go to the table.

 

Mini rôti de selle d'agneau au pesto (presto et sans parmesan)
plaquettes de freins CBR600RR

Changer les plaquettes de freins, CBR 600 RR

Ma petite dernière est une Honda CBR 600 RR. Elle a presque 7000 km et son réservoir de liquide de frein commence à se vider. En parallèle, j’ai comme l’impression bizarre d’avoir une assistance au freinage (ABS) sous la pluie qui m’oblige à desserrer la poignée de frein par moment. Mais je n’ai PAS de câble de capteur ABS qui traîne sur mes étriers… Et ce bruit étrange qui émane du disque avant : rrrrrrrrrh.

Il est temps de s’inquiéter de l’état de mes plaquettes de frein. Un simple contrôle visuel me confirme que je n’ai plus de plaquette à l’avant. Un aller-retour au magasin Honda, 2 jeux de plaquettes à 90 EUR, 1 pote motard, 1 béquille avant et on s’attelle au changement des plaquettes de frein.
Tout d’abord, les freins à piston, comment ça marche ? C’est un peu comme sur un camion (je l’ai déjà fait sur un camion et des voitures, mais jamais sur une moto), en plus accessible.
Quand on enclenche la poignée de frein, le liquide de frein est envoyé dans les durites. Ce liquide est incompressible et résistant aux hautes chaleurs, ce qui lui permet de presser contre des pistons. Ces pistons vont pousser les plaquettes de frein sur les disques, ce qui va freiner la rotation des roues.

On prépare de quoi nettoyer les étriers et le disque :
- du nettoyant freins : le GS 27 en bombe est de type alcoolique qui s’évapore très vite. C’est très pratique pour ne pas laisser de tâche sur le parking de la résidence.
- une brosse à dents neuve (récupérée dans un hôtel)
- 1 petit crayon pour nettoyer les trous des disques de frein
- 2 torchons en microfibre subtilisés à Monsieur. Si il vous choppe, il s’écriera “Doudou, t’as tué mes torchons pour faire le ménage !” Sinon, frottez-les à la lessive, ça dégraisse les torchons et ça détache les ongles.

On choisit ses outils :
- le combo clé de 14 + tournevis cruciforme + clé Allen
- l’outil ultime : le Sam et ses embouts multiples, le coffret tellement complet que les douilles hexagonales s’arrêtent au numéro 13… F***k !Changer les plaquettes de freins, CBR 600 RR

On étudie la question bien en profondeur en prévoyant :
- de quoi compléter le niveau du liquide de frein. Le liquide de frein doit être adapté à sa moto et son utilisation. Ma moto étant préparée piste, j’ai du DOT 5 dans les durites, alors qu’il est préconisé du DOT 4.
- de quoi protéger la peinture contre la corrosion du liquide de frein
- de quoi se protéger ses petits genoux fragiles de fille contre la dureté du sol

On démonte dans l’ordre : le bocal de liquide de frein.
C’est tout bête mais il faut tourner le guidon pour accéder à la petite vis du couvercle. On protège le réservoir, la poignée et tout ce qu’il y a autour. On ouvre le bocal, on enlève le caoutchouc anti-débordement, et à l’aide d’une seringue (à Doliprane) on réserve un peu de liquide de frein (dans un bocal Hédiar).

D’abord l’étrier principal (celui de droite, juste sous le levier de frein) : il se retire grâce à 2 boulons fixant l’étrier à la fourche. On retire l’étrier du disque. On retire les 2 vis qui servent d’axe de maintien des plaquettes dans l’étrier. Et on constate l’usure de ses plaquettes…

On enclenche le levier de frein pour faire ressortir les 4 pistons. Surveillez bien le niveau du liquide de frein qui va descendre. Si le niveau de liquide est trop bas, de l’air va s’infiltrer dans les durites de frein et vous gagnez une purge des freins. On constate le boulot de nettoyage qui doit faire changer la couleur noire des pistons en couleur d’acier.

Quand c’est propre, on remet les anciennes plaquettes dans l’étrier et on pousse avec une clé pour faire revenir les pistons. Tout en douceur. Surveillez toujours le niveau du liquide de frein qui va remonter.

Montez les plaquettes de frein neuves dans l’étrier. Ajustez sur le disque et fixez sur la fourche. Easy !

Idem pour le second étrier. Remarque : ces plaquettes sont moins usées que sur le premier étrier de frein.

Quand tout est resserré, on commence à enclencher doucement le levier de frein et on pompe. Le niveau du liquide de frein va descendre, il remplit les durites et resserre les pistons des étriers jusqu’à ce que les nouvelles plaquettes (plus épaisses) touchent les disques. Surveillez toujours le niveau !

On ajuste le niveau de liquide de frein dans le bocal, on referme et c’est fini.

Attention :

- on freine doucement sur les premiers kilomètres
- on ne laisse pas de trace de graisse ni d’huile sur ces disques de frein
- on nettoie les torchons de Doudou avant qu’il ne s’en rende compte.

Merci à Philippe et Moto Mag pour le tutoriel !

V.

pain demi-complet au thym séché

Pain demi-complet au thym de Willow façon Makanai

J’écris ce item avec fierté, confirmant et m’auto-approuvant que l’improvisation est la reine de mes fourneaux. Suite au succès précédent, le premier pain au levain naturel que je voulais absolument réussir a été le premier que j’ai raté : le pain à la cocotte demi-complet au thym séché. La recette est piochée du livre de la blogueuse Willow, avec du thym à la place du romarin. Mais désormais je la teste avec la méthode 1.2.3. de Makanai, sans humidifier mon four et en laissant le pâton poussé “au feeling”.

La compréhension du processus d’abord, le feeling ensuite. En ce moment, je suis plongée dans le livre “Pains et viennoiseries maison pas à pas” d’Emmanuel Adjandreou, artisan boulanger. Extrêmement bien illustré et didactique, ce livre devrait m’aider à parfaire ma méthode (ne parlons pas encore de technique).

Suite à mes essais précédents en boulange, je continue à élever Bobby avec du T55 (farine blanche) 2 à 3 fois par semaine pour en avoir une belle quantité. Cela me permet de faire deux pains à la fois.

J’ai réalisé un gros pain au thym, que j’ai consommé pendant une semaine. Il a été réservé dans sa cocotte de cuisson, il est resté tendre mais la croûte s’est un peu ramollie. Grillé avec une tranche de fromage de chèvre fermier, c’est un délice !

Pour un gros pain demi-complet au thym de 900 g, il faut :
- 500 g de farine T110 (bio ou pas, franchement, j’ai pris le bio dont je me sers pour nourrir Bobby. Mais entre nous, Bobby bulle – c’est joli ça – même avec du T55 classique)
- 300 g d’eau tiède
- 150 g de levain naturel
- 2 cuillères à soupe de thym séché (la prochaine fois, j’en mettrai un peu moins car le thym assèche la mie)
- 1 petite cuillère à soupe de sel

On commence par diluer le levain dans l’eau tiède. On mélange d’autre part la farine avec le sel et le thym. On y verse ensuite le mélange liquide et on pétrit. On pétrit jusqu’à ce que la pâte se décolle de la bassine. Puis on couvre avec un torchon et on le laisse dans le four avec un mug d’eau chaude.

Au bout d’1h30 à 2h, si la pâte à doubler de volume, on peut recommencer à pétrir en faisant des quarts de tour. Avec mes petits bras, je fais des gestes lents mais fortement appuyés. Le pâton va devenir lisse et régulier, on sent les bulles se répartir dans la pâte.

On farine une cocotte ovale en fonte pour y déposer le pâton. On couvre, et retour au four pour une heure. Au bout de ce temps, on préchauffe le four à 240°C en chaleur tournante (sortir la cocotte du four), on incise le pain et on enfourne à nouveau. Baisser la température à 210°C et laisser cuire 40 min. Vérifier la cuisson en tapotant le fond du pain. Si il est creux, on le met à refroidir sur une grille. Sinon, on remet à cuire 10 min supplémentaire.

Pain demi-complet au thym de Willow façon Makanai

Le résultat est encourageant. La mie est régulière, pas trop serrée, il y a des bulles partout et surtout, la croûte est peu épaisse et croustillante Y(o_o)Y. Je peux encore améliorer ce pain avec moins d’herbes séchées ou bien en y ajoutant des tomates confites à l’huile d’olive.

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Pain au levain : les bons dosages

Après le premier essai bien raté, voici le nouvel essai du pain au levain. On commence par réveiller doucement Bobby le matin : un petit rayon de soleil dans la cuisine, une petite place sur l’étagère bien à l’abri des courants d’air.

4 heures après, je lui donne 45 g de farine T110 et 40 g d’eau. Durant les 8 heures suivantes, je l’ai admiré buller et quadrupler de volume. Allez Bobby, on va y arriver à faire ce pain au levain !

Spontanément, je me suis tournée vers Chef Simon : il a l’explication à tout ! Je me suis quand même permis d’aller vérifier ses dires : 500 g de farine pour 20% de levain, soit 150 g. On est très très loin des 3 petites cuillères à café de mes premières recettes.

Suite à différents calculs hautement compliqués comme la formule en croix et à la pesée de Bobby (partir du poids du levain pour ne pas en gâcher ; j’aime ce concept), je mélange les ingrédients suivants :
- 350 g de farine T55 (blanche, classique, ça ira très bien)
- 200 g d’eau tiède (comme pour les recettes chinoises)
- 100 g de levain naturel (il me reste pile poil 45 g pour relancer Bobby)
- 1 cuillère à café de sel (que j’ai encore failli oublié)

La pâte obtenu est un peu liquide, mais ça se tiendra. Elle va passer deux heures enfermée dans l’obscurité du four avec un mug d’eau chaude.

Au bout de ce temps, je chasse l’air, je plie une dizaine de fois avec un peu de farine, puis je le pose dans la cocotte en fonte avec couvercle pour encore une heure.

En tout, le pâton aura juste doublé de volume. Ce sera suffisant. J’incise profondément le pain puis j’enfourne dans un four préchauffé à 210°C pour 40 min. Sans vapeur, sans eau, sans rien. L’humidité du pain suffira à lui-même.

Pain au levain 3 : les bons dosages
pain cocotte au levain naturel
Au bout de 40 min, j’ai fait “wouahhh” (et d’autres petits cris de Pikachu). Mon pain est beau, il sent bon et il sonne creux. Après l’avoir laissé refroidir sur une grille, c’est encore plus “wouahhhh”. Il est doux et acidulé, la mie est dense et aéré, salé comme il faut, la croûte est fine.

Je ne lui reproche qu’une chose : la mie est peu régulière. Il faudrait que j’aère bien Bobby et que je malaxe le pâton de manière plus homogène. Comme ça, j’aurai de belles bulles un peu partout plutôt que des gros cratères ici et là.

Au moment où j’écris ces lignes, Bobby se réveille doucement sur l’étagère. Je vais lui donner à manger tout à l’heure pour refaire une boulange dans 24h. Et je compte bien réussir ce pain complet au thym et une brioche à l’huile, mais façon 1.2.3 de Makanai.

livre pain coctte de Willow

Pain au levain : erreurs et ratés

Des pains, j’en ai déjà fait : de la fougasse, de la pâte à pizza, des brioches chinoises… J’ai même fait le corn bread à la cocotte du livre de Willow “Pain cocotte”. Sans me vanter, je maîtrise la levure de boulanger déshydratée. Qu’en est-il avec du levain naturel que j’ai fabriqué ?

Avec beaucoup trop d’assurance, j’ai pris deux recettes (quitte à me lancer, autant y aller généreusement !), le fameux livre de Willow et tout mon reste de farine T110 bio que je réservais pour nourrir Bobby.

Bref, je me lance sur la recette de Pain demi-complet au thym et la Brioche à l’huile d’olive et à la vanille. Chaque recette nécessite environ 500 g de farine pour 2,5 à 3 cuillères à café de levain.

(ça c’est le corn bread à la levure de boulanger déshydratée)

Les pains n’ont pas levé, même au bout de 12 heures, même après la cuisson. C’était moche. Il ne faut JAMAIS mettre à cuire à 240°C un pâton qui n’a pas levé. C’était dur, pas cuit, vraiment moche. Je me suis fait insultée (par moi même notamment), je me suis posée mille et une questions : sur Bobby, sur les courants d’air, sur le sel, sur mes erreurs, mes capacités… Crotte, c’est juste de la farine et de l’eau quoi !

Ajouté à cela les calculs de rentabilités sur l’énergie et le temps passé :

- 1 kg de farine bio T110 pour nourrir Bobby 20 fois 2 EUR
- 1 kg de farine T55 pour faire 2 à 3 pains : 1 EUR
- 1,5 kW pour 1 heure (voyons large) à 240°C au four électrique : 0.20 EUR

+ 15 min de pétrissage : 10 EUR (je facture assez cher mes honoraires) + l’eau

Soit 1.40 EUR les 2 pains au levain naturel, que c’est moi qui les fait et que je sais ce qu’il y a dedans.

Et puis, j’ai essayé de rattraper le coup : le pain au thym a d’abord trouvé sa place (tranche par tranche) dans une soupe de courgettes au chèvre. Il remplace délicieusement les pommes de terre. Puis, ce fût la brioche qui fit l’affaire dans un pudding aux raisins secs. L’honneur était sauf.

Le calme étant revenu sur le champs de bataille, il était temps de reprendre le combat, sur un terrain où je suis maître : l’improvisation. Dans les règles de l’art, l’improvisation nécessite expertise, analyse et documentation.

Et j’ai lu :
- Chef Simon, THE artiste-chimiste de la cuisine
- Anaïk pour Marmiton, qui a concentré les infos de toutes les bloggeuses
- Makanai, qui rapporte aussi les conseils de son mari
- Wikipédia, encore et toujours …

 

levain_naturel

Pain au levain : élever un Bobby

J’ai toujours rêvé d’avoir un Bobby. Notamment depuis que ma copine Véwo en a eu un : elle lui donne à manger, le gave parfois, puis en prélève et fait de supers gros pains à la cocotte pour son homme. Du levain naturel : j’en avais des étoiles dans les yeux !

Mais, un Bobby, comme dit Anaïk (« Le Confit c’est pas gras »), c’est un peu comme un Tamagoshi. lors je me suis imaginée que si on ne s’en occupait pas, il pouvait MOURRIR. Ainsi, cela doit bien faire deux ans que je repousse l’échéance… En réalité, cette excuse est complètement bidon.

Le levain naturel se garde tout seul comme un grand au réfrigérateur. Il est même possible de déshydrater. Pour l’expérience, j’ai versé un peu de levain au fond d’un verre que j’ai oublié deux semaines au frais. Puis, je l’ai laissé reprendre la température ambiante : il s’est très bien réveillé, il a bullé et Bobby est tellement fort qu’il a percé l’épaisse croûte à la surface !

Suivant la technique d’Anaïk dans le dossier de Marmiton.org, additionné de paresse et d’un peu de bon sens, j’ai mis une quinzaine de jours à obtenir mon levain naturel. Je l’ai appelé Bobby dès le premier jour :-) :

- Création du Bobby : 20 g de farine bio T110 + 20 g d’eau du robinet datant de 2 jours + 1/2 cuillère à café de miel bio

- Trois jours après, je retire le liquide jaune, puis j’ajoute : 20 g de farine T110 + 20 g d’eau.

- Trois jours après, il fallait le gaver 2 fois par jours. Là, je me suis dit que c’était gâché. Alors je l’ai gavé une fois avec 2 fois son volume de farine + le même poids d’eau que de farine ajoutée. Et je l’ai mis au réfrigérateur pour qu’il digère doucement.

La farine T110, plutôt que la T55 par exemple, permet de ne nourrir son Bobby qu’une seule fois par jour et le rend plus fort. Comme dit Willow dans son livre « Pain cocotte », prendre son temps permet d’en gagner.

- Comme il ne sentait pas mauvais, je ne me suis pas inquiétée de lui pendant 4-5 jours. Au bout de ce temps, je l’ai sorti à température ambiante, et il avait l’air en bonne santé. J’ai prélevé une petite tasse à expresso de mon Bobby et j’ai jeté le reste. Je lui ai donné à manger : 40 g de farine + 40 g d’eau, et je l’ai regardé buller. En effet, Bobby allait très bien ! Donc retour au réfrigérateur.

NB post-publication : ne pas « jeter le reste ». En ajoutant un peu d’eau et de sucre, on obtient une très bonne pâte à blinis !

- Une semaine après, je le sors, en prélève une tasse, le nourris de ces habituels 40 g de farine bio et 40 g d’eau. Il bulle, tout va bien, je vais pouvoir faire mes premiers pains au levain !

Pain au levain 1 : élever un Bobby