Archives de catégorie : voyage

Epinards chinois et germes de soja sautés

Epinards chinois sautés aux germes de soja

L’épinard chinois (ou vietnamien selon l’épicerie) est une variété rustique de plante potagère. Il est donc plus corsé que l’épinard d’origine européenne. De plus, en France, on a tendance à consommer de très jeunes pousses d’épinard : de fines feuilles, tendres, sucrées et passe-partout.

Les épinards chinois ont des feuilles plutôt pointues. Ils sont vendus en bouquet entier, avec la racine et toute la terre qui va autour. Ils sont plus fort en goût, plus astringent, d’un vert très foncé, mais tendres car cueillis jeunes.

De manière générale, plus la plante est rustique, plus on préfère la déguster jeunes. Ainsi, la tige reste croquante et son goût est moins prononcé. Je choisis toujours des bouquets d’épinard composés de petites feuilles.

Epinards chinois vendus "entiers"

Epinards chinois vendus « entiers »

Pour préparer les épinards chinois tout plein de terre, il faut couper le bout avec la racine, bien séparer les feuilles, puis découpé en tronçons de 5 cm. Je les mets ensuite à tremper dans un grand bain pour dissoudre la terre. Enfin, je finis de les rincer dans un second bain. J’aime les légumes croquants, mais pas sableux.

Pour la cuisson, il suffit de les faire « fondre » dans une poêle : les épinards perdent beaucoup d’eau. Il faut donc laisser sur grand feu pour qu’un maximum d’eau s’évapore. Je n’arrive jamais a tout faire partir, je finis par servir à l’écumoire. Par contre, il faut aller assez vite car les épinards finissent par cuire dans leur jus. Ils finissent alors bouillis, or les branches sont bien meilleures croquantes.

Pour 2 personnes et 2 minutes de cuisson :

  • 200 g d’épinards chinois
  • 200 g de germes de soja
  • de l’huile de sésame
  • 1 grosse gousse d’ail.
  • du sel

Faire chauffer une grande poêle, très large. Y jeter les épinards préalablement lavés et coupés, saler et presser la gousse d’ail par dessus. Dès que les épinards commencent à perdre du volume, les rabattre sur les bords.

Ajouter au centre de la poêle les germes de soja. Arroser d’un petit trait d’huile de sésame. Faire revenir le tout 30 secondes.

Au bout de ce temps, les épinards sont croquants et les soja légèrement translucides.

Débarrasser de suite.

Ici, les légumes sautés sont servis avec du tofu marinés au 5 parfums, puis frits.

Epinards chinois et germes de soja sautés

Epinards chinois et germes de soja sautés

Chinese spinach and soja bean sprout sautéed

Chinese spinach (or Vietnamese depending on the grocery store) is a rustic variety of vegetable plant. It is therefore more full-bodied than spinach of European origin. In addition, in France, we tend to consume very young spinach leaves: thin, tender, sweet and easy to use.

Chinese spinach has rather pointed leaves. They are sold in whole bouquet, with the root and all the dirt. They taste stronger, more astringent, of a very dark green, but tender because picked young.

In general, the more rustic the plant, the more you prefer to taste it young. Thus, the stem remains crisp and its taste is less pronounced. I always choose bouquets of spinach made up of small leaves.

To prepare Chinese spinach full of soil, cut the tip with the root, separate the leaves well, then cut into 5 cm sections. I then put them to soak in a large bath to dissolve the soil. Finally, I finish rinsing them in a second bath. I like crunchy vegetables, but not sandy.

For cooking, just make them « melt » in a pan: spinach loses a lot of water. It is therefore necessary to leave on a high fire so that a maximum of water evaporates. I never manage to make everything go away, I end up serving with a slotted spoon. On the other hand, you have to go fast enough because the spinach ends up cooking in their juice. They end up boiled, but the branches are much better crunchy.

For 2 people and only 2 minutes of cooking

  • 200 g of Chinese spinach
  • 200 g of soja bean sprouts
  • sesame oil
  • 1 large garlic clove
  • salt to make the spinach melt faster

Heat a very large pan. Throw in the previously washed and cut spinach, salt and squeeze the garlic clove over it. As soon as the spinach begins to lose volume, fold them over the edges.

Add the bean sprouts to the center of the pan. Drizzle with sesame oil. Brown everything for 30 seconds.

After this time, the spinach is crunchy and the soybeans are slightly translucent.

Get rid of immediately.

Here, the sautéed vegetables are served with tofu marinated in 5 flavors, then fried.

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Cinque Terre en quatre jours

Coup de tête, prise de billets, un vol, un train et me voilà en Italie, en ce joli mois de mai. A moi belles rando, pasta mamma, fritures de poisson et tranches d’espadon !

Les Cinque Terre (prononcez « tchinkoué téré ») correspondent à un ensemble de cinq villages (principalement), situé dans le Parc National de la « Riviera italienne » (Parco Nazionale delle Cinque Terre). Celà signifie : juste au bord la mer Méditerranéenne et à flanc de montagne (les Apennins centrales).

Les amoureux de randonnées seront servis. Quelque soit votre niveau d’expérience ou de fatigue, il y en a pour tout le monde. J’ai particulièrement apprécié monter sur les terrasses, y admirer l’horizon au-delà de la mer, traverser les forêts pour relier les villages, et même la fine pluie rafraîchissante !

Le site de l’office de tourisme des Cinque Terre est très bien fait. Il y a même une application avec les tracés des randonnées. Il est tout en italien et m’a permis de choisir ses trajets de manière visuelle.

J’étais accompagnée de mon pote Oli, celui qui grogne quand il a trop chaud :-) On a eu beaucoup de chance avec la Météo : éclaircies et légères averses. Il faisait bon, pas chaud au point de mettre un short tous les jours, mais assez pour marcher en t-shirt. Je pense que nous avions bien fait de partir avant l’été !

J1 :

  • Nous arrivons au petit matin à la Spezia où nous installons notre quartier général. On nous recommande de ne pas faire que les Cinque Terre, mais de pousser vers le sud de la Spezia : Portovenere ou Lerici. Nos quatre jours commencent à faire court ! On voulait aussi prendre le temps de visiter la Spezia, d’aller à Pise…. Commençons par ce qui était prévu.
  • On repart en train direction Riomaggiore. On s’arrête « au milieu de la voie » : la gare est tellement petite que le train dépasse du quai, laissant descendre les passagers dans le tunnel.
  • Promenade dans le centre et le long de la côte le long d’un chemin touristique, jusqu’à la plage de cailloux. Tout est beau, tout est bon !
  • Nous décidons de rejoindre Manarola par la Via dell Amore : impossible. Il semblerait qu’il y ait eu des éboulements et que le chemin soit fermé. Finalement, nous prenons le train.
  • Arrivés à Manarola, direction Corniglia par le chemin de randonnée. Cela nous a pris 3 heures, en passant par Volastra.
  • Après un apéro bien généreux sur la terrasse-jardin Terro Rosso, nous prenons le dernier train pour rentrer à La Spezia. Nous avons attendu une heure, assis face à la mer, bercés par le bruit des vagues.
J1_Sentier-Riomaggiore
J1-FrittoM-Riomaggiore J1_Rando-Manarola
J1_Fresque-Manarola
J1_Terrasses-Volastra
J1_Sentier-Volastra J1-TerraR-Corneglia

J2 :

  • Aujourd’hui, on prend notre temps : nous avons parcouru trois villages en un jour. Nous ajoutons donc l’étape Portovenere. Et elle vaut vraiment le détour !
  • Nous y allons en bus (ticket à acheter au kiosque à journaux) par les routes sinueuses jusqu’à l’entrée de la ville fortifiée. Le centre est extrêmement touristique. Nous fuyons donc vers les hauteurs.
  • Le château Doria et son jardin sont à voir, puis la descente vers la grotte Arpaia est sympa. Là, nouvelle fuite vers l’église di San Pietro. Elle se dresse fièrement sur sa petite pointe de terre : rayée blanc et noir, comme les strates de roches sur lesquelles nous marchons.
  • Le Solarium prêt du port de plaisance est l’endroit idéal pour déguster une bière ou un affogato, en matant les Insta’.
  • Finalement, nous rentrons même bien assez tôt pour acheter quelques charcuteries et visiter le port de la Spezia.
J2_Arrivee-Portovenere
J2_Marbre-Portovenere
J2_SanPietro-Portovenere J2_Affogatto-Portovenere

J3 :

  • Journée grise et humide. Arrivés à Monterosso (le village le plus au nord des Cinque Terre) par la gare, nous sommes surpris par le nombre de personnes, de voitures, de restaurant : c’est LE village balnéaire des Cinque Terre.
  • Nous partons faire une très longue randonnées vers Vernazza, par l’itinéraire des sanctuaires et des églises. Cet itinéraire traverse tout le parc naturel par l’arrière pays. La notion de « chemin de pèlerinage » prend ici tout son sens… Le chemin commence par le littoral, très étroit et touristique. Puis monte à n’en plus finir, des marches, des pavés, de la route et encore des marches.
  • Afin, nous atteignons le sanctuaire di Nostra Signora de Soviore : top ! Une vue magnifique, le silence du recueillement et même du café :-)
  • Le chemin de la descente est très fleuri et odorant. Le vent iodé de la mer nous porte jusqu’au sanctuaire Nostra Signoria di Reggio.
  • Arrivés à Vernazza, nous retrouvons les gens, le bruit et les cris. La montagne devient addictive ! Nous repartons vite en direction de Corneglio par le sentier côtier. Entre deux raz-de-marée humaines, nous nous arrêtons au Bar de la Torre afin de prendre des photos clichés et le goûter.
  • 18h, nous sommes de retour à Corneglia, direction Terro Rosso pour y prendre un dernier verre. On connaît bien le chemin maintenant.
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J3_Saviore-Monterosso
J3_Sentier-Vernazza J3_Signora-Vernazza
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J3_Torre-Vernazza

J4 :

  • En chemin vers la gare de la Spezia, nous visitons l’immense église (c’est un sanctuaire en pleine ville) de Nostra Signora della Neve. Elle est très jolie et bien mise en valeur par des lumières intérieures. Le maître des lieux est également charmant, prenant le temps de nous expliquer (en italien) l’histoire de la statue de la « Sainte-Marie des neiges ».
  • Le train en direction de Pise passe par la célèbre carrière de marbre de Carrere. Oli tenait à le faire remarquer.
  • A Pise, on s’offre un super restaurant : le San Domenico, histoire de faire connaissance avec la bistronomie Pisane, accompagné d’une bière fumée à la châtaigne. J’aime le mot « castagne » :-).
  • La ville ensuite se visite assez rapidement : les principaux monuments sont réunis sur deux places. La Piazza del Duomo possède une pelouse particulièrement agréable pour la sieste. Et il faut le dire : la tour de Pise penche vraiment beaucoup.
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J4_Statut-Pise J4_Bière-Pise

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ravioles en lasagnes vegetariennes

Ravioles de Romans en lasagnes végétariennes

Cet article est pour Laure : tiens, voilà la recette des lasagnes végétariennes à la courgette et le lien vers la recette de la tapenade verte aux amandes.

Je suis une grande fan de lasagnes : j’adore les plaques de pâtes fondantes, cuites dans une sauce au fromage. Mais c’est tellement long à préparer ! J’ai travaillé cette recette en pensant gourmandise, végétarien mais aussi équilibre et temps. J’ai obtenu un temps record de 30 min chrono, cuisson comprise !

Quand on mêle le fondant des pâtes et le croquants des légumes juste saisis, cela donne plus de matière et de goût. Pour donner encore plus de gourmandise, je remplace les plaques de pâtes par des plaques fraîches de ravioles de Romans. Puis, je sers ce plat avec une salade verte bien croquante, comme de la romaine (jeu d’esprit avec le nom des habitants de la ville de Romans-sur-Isère : les romanais).

Pour deux gourmands :

  • 6 feuilles de salade romaine ciselées pour le service
  • 4 plaques de ravioles de Romans fraîches, au comté
  • 1 courgette coupées en fine rondelle à la mandoline
  • de la tapenade verte aux amandes
  • 1 grand verre de lait

Allumer le four à 150° C.

Mettre un filet d’huile d’olive au fond d’un petit plat à gratin. Déposer une première plaque de ravioles, compléter avec quelques ravioles si nécessaire.

Ranger dessus une couche de rondelles de courgette, tartiner de tapenade, puis verser du lait.

Reposer une couche de ravioles, puis courgette, tapenade et lait. Terminer par une couche de ravioles. Ajouter du lait jusqu’à effleurer la dernière couche de ravioles. Attention à laisser 1 ou 2 cm avant le rebord car le lait va monter lorsqu’il va bouillir.

Couvrir et enfourner pour 15 à 20 min.

ravioles en lasagnes vegetariennes

Végetarian lasagnas with Romans’s ravioli

I’m a big fan of lasagna: I love melting pasta, cooked in a cheesy sauce. But it’s so long to prepare! I worked this recipe pointing on gluttony, vegetarian and also balance and time. I got a record time of 30 minutes, including cooking!

When you mix the fondant of pasta with the crisp of vegetables just seized, it gives more matter and taste. To give even more greed, I replace the pasta sheets with fresh sheets of Romans’s ravioli. Then, I serve this dish with a crispy green salad, like romaine lettuce (mind game with the city of Romans-sur-Isère’s inhabitant’s name: the Romans).

For two greedies :

  • 6 chopped romaine lettuce leaves for the service
  • 4 sheets of fresh Romans’s ravioli, with comté cheese
  • 1 zucchini cut in fine slices with a mandolin
  • green tapenade with almonds
  • 1 large glass of milk

Light the oven at 150 ° C.

Put a drizzle of olive oil in the bottom of a small gratin dish. Place a first layer of ravioli.

Then lay off zucchini’s slices, spread with tapenade, then pour milk.

Add a layer of ravioli, then zucchini, tapenade and milk. Finish with a layer of ravioli. Add milk until you touch the last layer of ravioli. Be careful to leave 1 or 2 cm before the rim because the milk will rise when it boils.

Cover and bake for 15 to 20 minutes.

Travers de porc 5 parfums

Travers de porc à la chapelure de riz 5 parfums

Il y a toujours une histoire derrière un plat cuisiné. Je pars de rien et je me retrouve avec un petit chapitre de ma vie, comme une tâche accomplie dans la liste interminable des « choses à faire ». Un peu comme si je m’inventais de nouvelles missions dès que je touche un objet ou que je pense à quelqu’un. Je ne m’ennuie pas, au contraire, je n’ai même pas assez de temps pour faire tout ce que j’ajoute à ma liste !

La petite histoire de cette recette est assez vieille. Ma mère faisait (nous faisait faire) mariner des travers de porc. Il fallait ensuite les rouler dans une texture entre la chapelure et la brisure de riz, les ranger dans un plat en terre recouvert de pomme de terre, puis mettre à cuire au bain-marie très très longtemps. Ce plat était excellent : aussi long à préparer que bon ! Parfumé, original, la viande était confite au sel, tandis que le riz était moelleux, cuit à la vapeur et au gras de viande.

Pour la réussir, il fallait bien sûr un ingrédient introuvable en France : une brisure de riz aussi fine que de la chapelure et parfumée au mélange 5 parfums. Heureusement que j’en avais fait le stock à Shanghai.

Ensuite, des travers de porcs découpés, de la sauce soja, du sucre et une casserole en terre cuite. L’affaire se complique. J’ai rapidement fait le tour de mes casseroles et j’ai conclu qu’il me fallait un plan B. Et puis bingo : riz = cuiseur à riz, tout simplement.

Travers de porc 5 parfums

Préparation :

Débiter les travers de porc, les faire mariner minimum 24h en les retournant dans un mélange de 1 volume de sucre pour 2 volumes de sauce soja light. Au bout de ce temps, la viande aura commencé à « cuire » : elle devient presque translucide.

Rouler les morceaux de viande dans la chapelure, puis ranger dans le bol du cuiseur à riz. Ajouter un demi verre d’eau et commencer la cuisson.

Au bout d’une heure, c’est cuit : les morceaux de riz ont gonflé et enrobent les morceaux de viande confite.

J’ai passé quelques morceaux au four pour les réchauffer (15 min à 200°), ça les a rendus un peu croustillants sur les pointes.

levain-naturel

Levain naturel : comment nourrir Bobby ?

Ce post est spécialement dédié à Philippe qui me garde gentiment Bobby le levain. Philippe, tu vas pouvoir regarder Bobby dormir, tu auras la joie de le réveiller chaudement, lui donner la becquer tendrement et le regarder joyeusement buller. J’aurais pu déshydrater mon levain, mettre les paillettes dans un petit pot puis les réhydrater en rentrant. Mais je n’aurai plus eu le même affect avec mon Bobby :-(

levain-naturel

Bref, voyons plutôt quand, comment, pourquoi nourrir Bobby, où le mettre à dormir, etc.

Comment nourrir le levain naturel ?

1/ Mettre le pot de levain sur la balance, tarer.
2/ Ajouter le même volume en farine bio T110.
3/ Ajouter ce même poids en eau du robinet, à température ambiante.
4/ Le levain naturel va manger et digérer. Cette activité le fait buller. Il prend du volume : + 1/3, voire le double.
5/ Quand il a fini, le levain retombe. Cela prend environ 6 à 10 heures.

Quand nourrir le levain naturel ?

Plus le levain a faim, plus il a une odeur acidulée. Une couche de liquide jaune peut apparaître sur le dessus. Ce n’est rien, il suffit de le mélanger à nouveau.

On peut le nourrir :
- dès qu’il a fini de digérer, c’est à dire après l’étape 5. C’est ma technique pour le multiplier rapidement avant de faire un pain. (Pour 500 g de farine, il faut 150 g de levain naturel.)
- une fois par semaine, si on le laisse dormir au réfrigérateur.

Où le levain naturel peut-il dormir ?

1/ A température ambiante, le levain naturel préfère les zones à l’ombre et tempéré. On évite aussi les courant d’air pendant qu’il mange. Mais le levain aura faim plus souvent, il faudra le nourrir au moins toutes les 48 heures.

2/ Au réfrigérateur, le levain se met au ralenti et s’endort. Il faudra le réveiller au bout de 6 jours en le sortant à température ambiante. Quand il se sera réchauffé, on peut le nourrir.

Si t’as une question , n’hésite pas à m’envoyer un mail ou me laisser un commentaire (j’espère avoir accès à mon admin à Shanghai).

Have fun !

PS : N’hésite pas à tenter ta recette de baguette. En générale, avec la technique 1-2-3, on fait 150 g de levain + 300 g d’eau + 450 g de farine. Bibi !

Au bord de l'eau, Vallée de l'Ourika

Voyage au Maroc, la suite

Lundi chez Martine et Poulou

Nous partons pour la Vallée de l’Ourika. Deux heures de routes sinueuses, à contempler des paysages sublimes entre les montagnes de la chaîne de l’Atlas et la vallée de Marrakech. La route grimpe, grimpe… nous allons jusqu’au bout de la route. Elle s’arrête à Setti Fatma, là où commence la fameuse ascension des 15 cascades. Il y a là de fabuleuses randonnées à faire, qui durent plusieurs jours même, jusqu’aux portes du désert.

Sur le bord de la route du village, il y a un escalier qui descend presque à pic sur la rivière Ourika. C’est l’entrée de Martine et Poulou. Ils nous accueillent dans leur maison d’hôte qui porte très bien son nom « Au bord de l’eau ». On est « wahou » « wow » et autre « c’est trop beau !». La lumière de la vallée joue avec les gouttelettes projetées par la rivière, le vert des feuilles, le gris des pierres… Je suis bien là.On profite de l’après-midi pour se balader jusqu’à un village que nous n’atteindrons jamais. Peur de la nuit, du froid et du fait d’être « perdu » à la campagne. On est bien mieux autour de l’immense cheminée de Poulou.

Mardi : les 7 cascades

Le petit déjeuner n’est pas servi avant 9h car il faut attendre que le boulanger arrive au village. Je crois n’avoir jamais mangé un petit déjeuner aussi délicieux : du pain frais et chaud, les msmes (crêpes) de Fatima, du miel et de la confiture de figue. Un bon café noir, toujours ce feu de cheminée… On est prêt à affronter le trekking jusqu’à la 7e cascade.

Je n’ai pas les mots pour décrire tout ce qu’on a admiré : des paysages époustouflants de beauté et d’immensité, des falaises à pic étourdissantes, de larges clairières au tapis vert et moelleux et même des singes jouant dans les noyers.

On a un soleil magnifique qui nous réchauffe. On ne sent pas la fatigue, à peine la faim ou la soif : notre pique d’endorphine est à son top niveau ! Au point que je ne fais pas attention et glisse dans un ruisseau à l’eau glacée. Il est temps de rentrer :-(

Une bonne douche brûlante, quelques vêtements propres et me re-voilà près du feu de cheminée. Une bouteille de Cabernet Sauvignon accompagne le délicieux couscous au poulet de Fatima. En dessert, Poulou nous a préparé un moelleux aux noix. Sa fameuse recette secrète que j’arrive à lui arracher après d’ardues parties de Scrabble.

Mercredi, le retour sur Marrakech

La nuit est agitée. On a pris froid hier. C’était évident qu’il ne fallait pas se dévêtir pour déjeuner ! Mais on était tellement content:encoded, on voulait être à l’aise pour faire nos sandwichs de VQR au thon et pour décortiquer cette énorme grenade. Bref, on est malade.Le cœur serré et avec beaucoup de regret, nous quittons la Vallée de l’Ourika, beaucoup trop tôt. Dans la voiture de Mohammed, on est silencieux, repensant à tout ce qu’on a vu et à tous ce qu’on fera lorsqu’on reviendra.

De retour au Riad Qodwa et dans cette immense chambre / appartement, on en profite pour se reposer beaucoup et longuement. On repense nos valises (2 bagages cabines), on liste les cadeaux et on s’affole sur le nombre de musées et de trucs touristique que nous n’avons pas fait. Il faudra revenir au Maroc !

Voyage au Maroc, la suite

Jeudi c’est fini

On prend la première navette pour le centre de Marrakech et on enchaîne : Palais Badi, musée, shopping artisanal, jus d’orange sur la place et pâtisserie orientale.

C’est bon, tout est bouclé, on tire sur les fermetures, on ressort les manteaux, les pulls et on rentre à Paris…

Riad Qodwa (tenu par Ousni)
route 2012 Sidi Abdallah Ghiat Km 12
Route du Golf royale
Marrakech 40000, Maroc

Au Bord de l’eau (tenu par Martine et Poulou)
Douar Assgaour km59 route de l’Ourika
Setti Fatma (Marrakech), Maroc

Maroc spa 5 couleurs

Voyage au Maroc, entre Marrakech et la Vallée de l’Ourika

Sous un joli soleil couchant, nous atterrissons sur le tarmac de l’aéroport international de Ménara. Le Maroc nous accueille avec l’appel à la dernière prière ; nous sommes immergés de suite dans une ambiance spirituelle et apaisante.

Mohammed du Riad Qadwa est venu nous chercher. Il nous emmène sur la route de Sidi Abdhoula Ghiat à 15 km de Marrakech : c’est rustique, calme, exactement ce qu’il nous faut. Nous sommes installés dans une « chambre avec terrasse » de 30 m² – excusez, mais c’est la taille de mon ancien appartement. Nous faisons la connaissance de la très sympathique équipe d’Ousni.

Vendredi Saint, le restaurant gastronomique Dar Moar

Le lendemain, c’est Vendredi saint. Pas grand chose d’ouvert sur Marrakech le matin, alors nous allons flâner dans la Kasba. Là, il y a la Coopérative des femmes qui travaillent l’argan pour en faire de l’huile et de la pâte à usage cosmétique. (L’huile comestible est issue du pressage comme l’huile d’olive.)

Puis nous profitons d’un hammam en duo au « 5 couleurs ». Il n’était pas assez chaud à mon goût, trop pour l’Homme du nord. C’est bien la première fois que je me fais laver de la tête aux pieds : plus propre c’est pas possible ! Il s’en est suivi la première et dernière séance de pédicure de ma vie. La pédicure s’inscrit désormais dans ma liste des choses inutiles et chronophage, c’est-à-dire : à bannir.

Voyage au Maroc, entre Marrakech et la Vallée de l'OurikaAprès un déjeuner rapide mais délicieux de brochettes et viennoiserie, on se promène place Jemaa El Fna, au souk, on visite les tombeaux Saadiens, puis on prend un thé à l’Arbousier et enfin un verre au Café Arabe. Il pleut, ce n’est pas évident, mais on est tellement content:encoded d’être là, alors on s’en fout et on se dirige vers le restaurant gastronomique Dar Moar.

Alors, la gastronomie marocaine, c’est comment ? Un service impeccable, des gens qui sourient, un orchestre discret, une jolie terrasse en hiver réchauffée par la lumière des bougies… Et puis :

Voyage au Maroc, entre Marrakech et la Vallée de l'Ourika- Dix-sept hors-d’oeuvre chauds et froids. Présentées dans des minis tajines de toutes les couleurs top kawaii, chacune a sa spécificité. Il y a même un confit d’oignon à l’eau de rose.

- Pleins de petits pains berbères aux graines et aux céréales

- Une pastilla de pigeon en tajine : c’est succulent ! Le mélange des épices est juste, c’est moelleux, fin et consistant à la fois. En accompagnement, on a le choix entre un couscous de semoule de blé ou bien d’orge. L’orge est plus gros et plus moelleux. Le blé est plus « sec » et soyeux en bouche.

J’ai choisi un vin gris de Meknès Domaine de Sahari. Il est fruité et légèrement acidulé. Avec ces mélanges d’épices et de sucré-salé, c’est un bon compromis.

Nous rentrons repus au riad avec la navette de Mohammed.

Samedi Vache-qui-Rit et dromadaires


Le lendemain, nous nous perdons dans les ruelles étroites de Marrakech en voulant acheter du pain et de la Vache-qui-Rit (le menu officiel du Marrakchi). On se retrouve au Cyber Parc, où l’Homme se fait baratiner par un monsieur qui lui parle de foot. Il nous indique le chemin puis demande à son nouvel ami une pièce. Mais en fait, ce que tu ne sais pas, c’est que c’est moi le porte-monnaie et que moi, le foot, j’y connais rien.

On finit par arriver au Jardin de Majorelle après avoir traversé le nouveau quartier de Ghéliz. Nous sommes d’accord : si on nous offre la maison, on de dit pas non, par contre, on ne l’achèterait pas. Dans l’ensemble, c’est joli et très bleu (bleu Majorelle), plein de cactus et de bambous phalliques et le sol est une grande dalle de ciment rouge.

Voyage au Maroc, entre Marrakech et la Vallée de l'OurikaOn en profite pour aller faire quelques emplettes chez Acima (le Auchan local) avant de prendre un taxi qui nous emmène à la Palmeraie. Là, on se laisse aller pour un tour de dromadaire.

Je m’explique : le dromadaire c’est top, je n’en avais jamais fait avant (je crois). Le dromadaire dans une palmeraie en cours de plantation, c’est une idée du Génie-du-tourisme pour réussir à exploiter un champs de palmiers en pleine ville, où il n’y a strictement rien à faire. Le tour de dromadaire dans la Palmeraie à 350 Dirham c’est… sans commentaire… Mais c’est cool, on a fait du dromadaire ! (Il nous faudra absolument revenir pour faire du dromadaire dans le désert.)

Il est trop tard pour aller à la Tannerie, le taxi nous dépose donc au Jardin du Minaret. On profite de cette fin de journée pour dénicher à dîner pas trop cher (pour le coup). Et on se retrouve avec le meilleur tajine que je n’ai jamais mangé : le tajine de poulet aux olives et citron confit (au Bakchich café, sur la Place Jemaa el Fna prendre à gauche du restaurant Le Marrakech). Quelques pâtisseries et un thé après, la navette nous ramène. Ousni nous accueille et nous passons une charmante nuit à refaire le monde.

Voyage au Maroc, entre Marrakech et la Vallée de l'Ourika

Dimanche : jour de marché

Le dimanche matin, il nous emmène au marché de Sidi Abdhoulat Ghiat. C’est un marché aux mille et une senteurs et aux mille métiers. Ousni nous explique qu’une seule fois par semaine, il est possible pour les villageois d’acheter des légumes, de la viande, des épices, de se faire raser ou encore de faire réparer chaises et chaussures.

L’Homme se fait raser de très très près. Tandis que je me mange une frite par un petit garnement, qui se prend en retour une belle taloche par un grand. Ça c’est fait. Ousni nous invite à partager une délicieux tajine au bœuf cuit au charbon. Je suis fan du pain berbère et de ces énormes morceaux de courges et de pommes de terre dans les plats !

Nous repartons en bus pour le centre ville de Marrakech.

Après quelques heures de flâneries au souk (il n’y a vraiment rien à faire sur cette place !). Il est (enfin) l’heure de dîner. C’est assez drôle de se faire alpaguer et harceler par presque n’importe qui dans la rue. Toujours avec le sourire, une petite blague bien placée voire une flatterie… J’ai envie de sourire en retour et de blaguer avec eux. Mais je me retiens de parler à tout le monde car il va bien falloir choisir un restaurant.

Et nous choisissons le restaurant Brahim 2, celui qui affiche fièrement le logo du Guide du Routard. C’est une grossière erreur touristique : ambiance musicale, couscous peu épicé et service hypocrite. C’est assez cher pour ce type de prestation. D’ailleurs, la clientèle parlait essentiellement hollandais ou français.

… La suite la semaine prochaine…Voyage au Maroc, entre Marrakech et la Vallée de l'Ourika

Moelleux aux noix

Le moelleux aux noix selon Poulou (Setti Fatma)

 A Setti-Fatma (vallée de l’Ourika, Maroc), nous avons fait la connaissance de Martine et Poulou. Elle, la Belge, et lui, le Portugais, nous accueillent dans leur maison d’hôte Au bord de l’Eau.

L’endroit est féérique ! Après un étroit escalier, on arrive quasiment les pieds dans la rivière de l’Ourika. L’endroit est calme, vert et pailleté de lumière.

A la tombée de la nuit, il fait un peu frais. Alors, on se se réfugie près du feu de leur immense cheminée qui domine la salle à manger. On y déguste le délicieux couscous au poulet de Fatima, accompagné d’un verre de Cabernet Sauvignon du Meknès (bien mieux réussi que le Merlot à mon goût).

En dessert, Poulou nous amène son moelleux aux noix… et pour tous, ce gâteau est une révélation ! Je vous en livre ici la recette en exclusivité. Je dis en exclusivité parce qu’il paraît qu’il a toujours refusé de donner la recette à qui que ce soit, même à Martine. Il se pourrait que j’ai eu cette honneur suite à une victoire (improbable) au Scrabble.

Suite à une profonde réflexion, ainsi qu’à diverses conversions de tasse en grammes, j’ai légèrement modifié la recette. Mais il paraît qu’il est tout aussi moelleux, tous aussi bon, voire très bon !


Le moelleux aux noix d’après une recette de Poulou :
- 1 yaourt nature
- 80 g de noix en poudre
- 250 g de sucre “vanillé” (avec une gousse de vanille infusée)
- 150 g de farine
- 5 g de levure chimique
- 3 oeufs avec les blancs battus en neige
- 50 g de beurre fondu.

Mélanger les jaunes d’oeufs avec le sucre, ajouter le beurre fondu, puis le yaourt.

Ajouter la levure, la farine et enfin les blancs d’oeufs battus en neige.

Pour 12 gâteaux individuels, faire cuire à 150°C pendant 20 min environ.

Le moelleux aux noix selon Poulou (Setti Fatma)

At Setti Fatma (Ourika Valley, Morocco), we have met Martine and Poulou. She, the Belgian, and he, the Portuguese, welcome us in their guest house at « Au bord de l’eau ». The place is fairy-like ! After a narrow stairway, we reach almost the feet in the Ourika river. The place is quiet, green and glittery light .

At nightfall, it ‘s a bit cool. So we take refuge by the fire of their huge fireplace that overlooks the dining room. We taste the delicious chicken couscous of Fatima, accompanied by a glass of Cabernet Sauvignon wine from Meknes (although better than the Merlot) .

For dessert, Poulou brings us his soft nuts cake… and for all, this cake is a revelation! Exclusively let me give you here its recipe. I said exclusive because it seems he has always refused to give the recipe to anyone, even to Martine. It could be that I had this honor after a (unlikely) victory at the Scrabble game .

Following a deep reflection, and various conversions from cups to grams, I slightly modified the recipe. But it seems it is as soft, as good to very good !

The soft nuts cake from the Poulou’s recipe :
- 1 yogurt
- 80 g of walnut powder
- 250 g of sugar with vanilla
- 150 g of of wheat flour
- 5 g of baking powder
- 3 eggs with the stiffly beaten egg whites
- 50 g of melted butter .

Mix the egg yolks with the sugar, add the melted butter and the yogurt.

Add baking powder, flour and finally the beaten egg whites.

For 12 individual cakes, bake at 150°C for about 20 min.

feuille de brick

La feuille de brick c’est magique !



Quand j’ai des invités pour apéritif-dînatoire, il faut que je prépare des bouchées. Que mettre à l’intérieur ? Quelle forme leur donner ? Quelle texture ? Quelle couleur ? STOP La réponse ultime est (non pas le chiffre 42) la feuille de brick.

Avec un reste de légume, un reste viande, un bout de fromage ou un morceau de pomme et des pépites de chocolat, la feuille de brick sublime tout ! L’enveloppe croustillante et légère dévoile son contenu dès le premier croc. On peut présenter la brick seule ou avec de la sauce : au yaourt, au piment ou la tomate. On peut la cuire au four ou à la poêle. A la friteuse aussi, à vos risques et périls pour vos artères.

Concernant le pliage, on peut faire presque tout ce qu’on veut : aumônière, cigare ou cigarette, triangle ou samoussa, des paquets tout simplement.

Hier soir, je suis allée au cinéma voir The Hobbit. Ainsi, nous avons dîné léger avec les poules des bricks carotte-chèvre et carotte-saucisson de Lyon.

La feuille de brick c'est magique !


When I have guests for dinner-aperitif, I must prepare little appetizers. What to put inside? What form to give them? What texture ? What color? STOP The ultimate answer is (not the number 42) the brick dough leaf.

With a remainder of vegetable, of meat , a piece of cheese or a slice of apple and chocolate chips, the brick leaf sublime any remainder The crispy and light shell reveals its content:encoded from the first hook. We can present the brick alone or with sauce : yogurt , chili or tomato. It can be baked or pan. Use also a fryer at your own risk for your arteries.

Regarding folding, you can do almost anything you want: purse, cigar or cigarette, triangle or samossa, packet simply.

Last night I went to the cinema to see The Hobbit. Thus, we dined lightly with hens : bricks of carrot – goat cheese and carrot – sausage of Lyon.

Spaghetti à l'encre de sèche

Spaghetti al nero di sepia, à l’encre de seiche

Il fait noir, il fait froid… Pas envie de cuisiner pour une personne, pas envie de tomber dans la facilité d’une soupe en sachet trop salé, trop sucré, trop faut arrêter les conneries !

Alors on fouille les placards sans trop de convictions, cherchant quelque chose de plus motivant qu’un paquet de chips (trop salé, trop gras, trop facile). Et là, le graal brille dans le noir derrière les lentilles du Puy : des spaghettis à l’encre de seiche (oui des spaghettis noires qui brillent dans le noir, je sais.).



Depuis que j’ai emménagé avec quelqu’un, je n’ai pas osé proposer des pâtes noires avec un fort goût iodé. Moi j’adore, mais ça m’étonnerait que quelqu’un qui rebute à manger du poisson séché apprécierait. Et puis j’aime aussi son odeur de cuisson : j’aime sentir la mer qui bout :-)

Et une belle assiette de pâtes pleine de couleurs chics et de parfums chocs, ça remonte le morale comme quand on déroule des chaussettes en laine jusqu’aux cuisses. C’est quand même plus glam de trainer en bas de laine qu’en jogging.

Pour une assiette de spaghetti à l’encre de sèche, carotte et oignons nouveaux :
- 100g de spaghetti à l’encre de seiche
- 1 cuillère à café de graines de sésame grillées
- 1 carotte coupées en juliennes
- 1 ou 2 oignons nouveaux en rondelles
- 1 gousse d’ail
- de l’huile d’olive et du sel

Mettre à cuire les pâtes. Faire sauter les légumes dans l’huile d’olive avec la gousse d’ail. Ajouter les spaghettis cuites avec une louche d’eau de cuisson. Servir et saupoudrer de graines de sésame.

Accompagner d’un verre de Loupiac.

It’s dark , it’s cold … Do not want to cook for just one person, not want to fall into the ease of a dry soup : too salty, too sweet, to stop the bullshit ! Then we search in the cupboards without much conviction, looking for something more exciting than a pack of chips (too salty, too fatty, too easy). And there, the grail glows in the dark behind the Puy’s lentils : squid ink spaghettis (yes, black spaghettis that glow in the dark, I know).

Since I moved in with someone, I did not dare propose black pasta with a strong iodine taste. I love it, but I doubt that someone who puts off eating dried fish may appreciate. And I also love the fragrance of cooking : I like to smell the sea boiling :-)

And a nice plate of pasta full of chic colors and shock fragrances makes the moral rolled up like wool socks up to the thighs. It is still more glam to linger in woolen stockings than in a jogging pant.

For a plate of squid ink spaghetti with carrot and onions :
- 100g of squid ink spaghetti
- 1 teaspoon of toasted sesame seeds
- 1 carrot, cut into julienne strips
- 1 or 2 spring onions, sliced
- 1 clove of garlic
-
Olive oil and salt

Cook the pasta. Sauté vegetables in olive oil with garlic. Add cooked spaghetti with a ladle of cooking water. Serve and sprinkle with sesame seeds.
Serve with a glass of Loupi
ac.

Spaghetti al nero di sepia, à l'encre de seiche